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 Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?

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yoda

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MessageSujet: Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?   Mar 9 Sep 2008 - 19:26

C'est long, mais une piste de réflexion très intéressante.
Citation :

Des physiciens fous, fous, fous
A force d’imaginer toutes sortes d’univers parallèles sans pouvoir proposer d’expériences vérifiant leurs hypothèses, certains théoriciens finissent par confondre science et science-fiction.
Si l’on en croit certains mathématiciens russes, 2008 sera une année mémorable. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, peut-être verrons-nous l’humanité créer sans le vouloir sa première machine à voyager dans le temps et peut-être verrons-nous débarquer nos premiers visiteurs du futur – lesquels se déplaceront en voiture volante et porteront à tous les coups des combinaisons argentées, comme l’impose la mode du futur-fiction.
Ces théoriciens spéculent que, lors de l’inauguration, tant retardée, du grand collisionneur de hadrons (LHC), à la frontière franco-suisse, les scientifiques et notables assemblés pourraient avoir la surprise de leur vie. Car, grâce à quelque vague probabilité rôdant au large des rivages les plus fous de la physique, le LHC pourrait se muer en machine à voyager dans le temps et pourrait plus précisément devenir l’extrémité d’une “courbe fermée du genre temps” reliée au futur. Ou, pis encore, il accoucherait d’une étrange particule subatomique baptisée “strangelet”, capable d’engloutir l’Univers entier. Voilà les histoires qui circulent en physique et en cosmologie ces temps-ci. Autrefois, ce n’était qu’affaire de calculs purs et durs et de décalage vers le rouge de galaxies, sujets a priori déjà bien assez impressionnants comme ça.
Tout cela a-t-il seulement un lien quelconque avec la réalité ? Ou le monde de la physique serait-il coupable de chercher à se rendre plus glamour, s’éloignant du domaine des données vérifiables pour croiser dans l’univers plus abordable de la pornographie scientifique ? Outre les machines à voyager dans le temps accidentelles, on nous inflige les cordes cosmiques, gigantesques filaments de superchose qui tordent et déchirent l’espace-temps comme filerait une paire de collants célestes, et les branes qui s’entrechoquent, blocs mathématiques titanesques qui donnent naissance au big bang dans l’univers ekpyrotique délicieusement exotique de Neil Turok [l’un des fondateurs de la théorie des cordes].
Ça ne vous paraît pas encore assez dingue ? Et les multivers ? En 2007, l’astronome royal Martin Rees nous a régalés d’une conférence sur la possibilité – la probabilité, même – de mondes multiples. Une infinité de réalités parallèles existant dans une superréalité colossale à côté de laquelle notre conception de l’Univers est à peu près aussi insignifiante qu’un moustique sur le derrière d’un éléphant. Ne vous méprenez pas, j’adore les univers parallèles. J’aime l’idée qu’à dix puissance dix puissance dix puissance cent années-lumière d’ici se trouve un autre moi, assis devant son ordinateur, en train d’écrire ce même article dans un monde qui est exactement le même que le mien, sauf que le levier de vitesses de sa Honda Accord est d’un ton de gris légèrement différent. Et j’adore l’idée que chaque fois qu’une particule subatomique se balade, toute une création est déclenchée. Oubliez les chats à demi-morts dans des boîtes, là, nous évoquons des mondes où Hitler a gagné la Seconde Guerre mondiale, ou qui n’ont pas connu Hitler, ni de Seconde Guerre mondiale, ni aucune Honda Accord.
Il est quand même amusant d’apprendre que des scientifiques sérieux considèrent que les fabuleuses réalités alternatives des romans de ­Philip Pullman [édités en France chez ­Gallimard, voir p. 37] pourraient représenter une description exacte de la réalité (car, dans un multivers de dimensions et de portée infinies, il y aura, en d’autres lieux et d’autres temps, un monde où une petite fille du nom de Lyra se liera d’amitié avec un ours polaire parlant et où les âmes des gens prendront la forme d’animaux familiers). Amusant, certes, mais est-ce si inoffensif ? Les scientifiques – et les gens comme moi qui soutiennent la science – ne demandent pas mieux que de déverser leur mépris sur les astrologues, les homéopathes, les cinglés des ovnis et autres crop circles, voire sur la brigade des défenseurs de la Création en seulement sept jours, qui croient tous béatement et sans l’ombre d’un début de preuve à des balivernes avant même d’avoir pris leur petit déjeuner. Montrez-nous des données vérifiables, déclarons-nous à ces âmes perdues. Où sont vos expériences ? Et que dire du rasoir ­d’Occam, ce principe qui veut qu’une explication soit aussi simple que possible ? Le jardin est déjà bien assez beau, assurons-nous, sans qu’il soit besoin de le peupler de fées.
Le danger, c’est que, sur les rives les plus sauvages de la physique, ces critères ne sont souvent pas respectés non plus. Pour l’heure, aucune observation ne prouve l’existence de cordes cosmiques. Difficile de lancer une expérience sur un multivers. En ce sens, certaines de ces idées ne sont pas si éloignées, conceptuellement, des soucoupes volantes et de l’homéopathie. Si nous sommes prêts à rejeter les fantômes comme étant, disons, grotesques sous prétexte que, d’une part, nous ne disposons d’aucune preuve par l’observation de leur existence et que, d’autre part, leur existence même nous obligerait à tout repenser, le même argument ne s’applique-t-il pas aux univers simulés et aux machines à voyager dans le temps ? Ne nous rendons-nous pas coupables de préjugés envers certaines idées improbables au profit d’autres ? Pour croire aux fantômes, il faut un tout autre état d’esprit que pour défendre des mondes parallèles ou des cordes cosmiques. Mais pensons-nous que des voyageurs temporels vont débarquer au LHC ? Ou bien ne sommes-nous pas, nous aussi, en train de voir des fées tout au fond du jardin ?
Michael Hanlon
New Scientist
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yoda

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Anthracite

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MessageSujet: Re: Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?   Dim 13 Déc 2009 - 22:14

Ben oui, la marge est ténue et ne tient en général que par la non-violation de certains principes comme celui de causalité.
De plus, ces élucubrations se devraient, au moins, d'expliquer quelque chose et éventuellement d'en prédire d'autres qui seraient, ensuite, vérifiées expérimentalement.
Le vrai voyage dans le temps et surtout vers le passé, non seulement n'explique rien, ne permet de rien prévoir, se heurte à de telles impossibilités (paradoxes temporels) et nierait toute notre physique (ce qui pourrait encore être envisagé) et surtout toute expérimentation... ( Ce qui est un non-sens !)
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Le Vieux

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MessageSujet: Re: Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?   Mar 22 Déc 2009 - 21:47

Salut

Je pense qu'un brin de folie dans le monde sérieux et parfois poussiéreux de la physique ne peut pas faire de tort pour autant que cela ne fasse pas d'article dans des journaux scientifique sans être correctement argumenté.

On a déjà discuté, ou du moins essayé, sur ce même forum de choses qui sortaient des sentiers battus, pour le plus grand bien de notre intelligence, mais on s'aperçoit vite qu'elles en sont les limites.


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Anthracite

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MessageSujet: Re: Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?   Mar 22 Déc 2009 - 22:18

Le Vieux a écrit:
Salut


On a déjà discuté, ou du moins essayé, sur ce même forum de choses qui sortaient des sentiers battus, pour le plus grand bien de notre intelligence, mais on s'aperçoit vite qu'elles en sont les limites.


Le Vieux
Oui, je ne suis pas contre tant que d'un côté, ça ne remet pas tout en question et de l'autre qu'on se retrouve sans solution de rechange.

Imaginons la résolution d'un fait ponctuel par une brillante et ésotérique explication et qu'après on ne puisse plus compter les moutons avant de s'endormir sans violer la nouvelle théorie.

Ce qui serait le cas si l'on infirme le principe de causalité ou celui de la conservation de l'énergie...
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Michel99



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MessageSujet: Re: Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?   Mer 23 Déc 2009 - 9:58

Même avis que notre charbonneux compagnon avec un petit ajout.

Je pense qu'il est important de savoir sortir des sentiers battus. Ça permet d'avoir de nouveaux angles d'approches et de nouvelles réflexions sur un sujet donné, mais la frontière est toujours ténue entre "sortir des sentiers battus" et "le grand n'importe quoi".
C'est le même problème qu'entre garder un esprit critique sur l'histoire et le révisionnisme je pense. La nature humaine est ainsi faite.
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Le Vieux

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MessageSujet: Re: Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?   Mer 23 Déc 2009 - 10:38

Salut

Citation :
Ce qui serait le cas si l'on infirme le principe de causalité ou celui de la conservation de l'énergie...

De fait, il faut bien une base sur laquelle s'appuyer, même un château de carte à besoin d'un sol pour être construit.

Il est vrai que l'on peut imaginer le monde de Narnia , de la croisée des mondes ou encore celui d'Harry Potter, mais même dans ce dernier cas, l' énergie de sa baguette magique doit bien provenir de quelque part. scratch

Le Vieux.

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Anthracite

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MessageSujet: Re: Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?   Mer 23 Déc 2009 - 14:12

Ouais ! faut une base !
Je rigole, mais il y a tout de même les fluctuations quantiques de l'énergie du vide où il y a apparition statistique d'énergie.
C'est du moins ce qu'on espère parce que sinon les deux principes évoqués plus haut deviennent un peu branlants.
On se rassure en se disant que la moyenne de ces fluctuations est nulle, mais cette histoire de prêt et de remboursement n'est pas trop claire.

Comme dirait l'irradiant, la marge est faible entre historien révisioniste et le révisionite historien Suspect parfois une simple question de société.
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MessageSujet: Re: Science et pseudo-sciences, où est la frontière ?   

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