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 Les recommandations suisses sur le sida font polémique

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ji_louis

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MessageSujet: Les recommandations suisses sur le sida font polémique   Ven 8 Fév 2008 - 13:43

Paul Benkimoun a écrit:

Les couples stables où l'un des deux partenaires est séropositif, mais n'a plus de virus du sida (VIH) détectable dans le sang grâce au traitement, peuvent-ils se passer de préservatif ? Oui, ont répondu les experts suisses de la Commission fédérale pour les problèmes liés au sida (CFS), dans un document publié mercredi 30 janvier. Une prise de position jugée prématurée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Onusida ou, en France, par le Conseil national du sida.

Les experts suisses partent d'un constat unanime : l'introduction, à partir de 1996, des combinaisons de médicaments antirétroviraux a non seulement modifié l'évolution de la maladie chez les personnes infectées, mais a aussi diminué la transmission du VIH. Le risque de transmission est d'autant plus important que le nombre d'exemplaires du virus dans le sang, ce qu'on appelle la charge virale, est élevé. Bien suivi, le traitement antirétroviral (TAR) rend la charge virale indétectable (moins de 40 copies du VIH par millilitre de sang). Dans ce cas, est-il encore nécessaire que les rapports soient protégés ?

Les experts suisses s'appuient sur trois études regroupant au total 548 couples hétérosexuels sérodifférents ne montrant pas de cas de transmission avec un traitement bien suivi et une charge virale indétectable. La CFS conclut que "l'application conséquente d'un TAR permet d'exclure tout risque important de transmission".

Trois conditions sont à remplir pour se passer de protection : le respect "à la lettre" du traitement avec un suivi par le médecin traitant, une charge virale indétectable depuis au moins six mois et que la personne séropositive ne soit atteinte d'aucune autre infection sexuellement transmissible. La décision de ne plus utiliser de préservatif incomberait dès lors à la personne séronégative, dit la commission.

Ayant relayé en France l'avis des experts suisses, Réda Sadki, animateur du site Internet Papamamanbebe.net, se réjouit de ces recommandations pour les couples sérodifférents stables : "Ils ont accepté pendant des années toutes les contraintes des rapports protégés ou du parcours du combattant de l'assistance médicale à la procréation lorsqu'ils voulaient un enfant."

"RESTER PRUDENT"

Dans un communiqué commun, l'Onusida et l'OMS rappellent qu'il n'a pas été prouvé qu'une charge virale indétectable "élimine complètement le risque de transmettre le virus" et soulignent l'importance de "méthodes de prévention efficaces et éprouvées contre le VIH ". En France, évoquant des "échantillons trop faibles pour exclure un risque de manière suffisamment fiable", le Conseil national du sida estime que les données "restent trop préliminaires pour permettre des recommandations individuelles". Selon son président, le professeur Willy Rozenbaum, "l'intégration des traitements comme outil de prévention collective ne peut se faire que dans le cadre d'une stratégie globale". Le sujet sera abordé dans les recommandations actualisées du groupe d'experts français sur le sida, à paraître cet été.

Le directeur de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites, Jean-François Delfraissy, estime que "même s'il est très faible, l'on ne peut pas dire en termes individuels que le risque de transmission a totalement disparu lorsque la charge virale est devenue indétectable". M. Delfraissy s'inquiète des répercussions possibles du message de la CFS, qui pourrait "miner les efforts de prévention, en particulier dans la communauté gay où existe un taux élevé de contaminations". Un point de vue partagé par Act Up. Tout en jugeant les résultats encourageants, le président d'Aides, Bruno Spire, invite à "rester prudent" et souligne "le besoin d'études complémentaires".
Ne suffit-il pas d'un seul virus se propageant au partenaire pour le contaminer? Avec une charge "indétectable" de 40 virii par millilitre de sang, n'est-ce pas déjà trop?
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Steph



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MessageSujet: Re: Les recommandations suisses sur le sida font polémique   Ven 8 Fév 2008 - 16:50

ji_louis a écrit:
Les couples stables où l'un des deux partenaires est séropositif, mais n'a plus de virus du sida (VIH) détectable dans le sang grâce au traitement, peuvent-ils se passer de préservatif ?

Bien sûr, il suffit de ne plus avoir de rapports sexuels! Very Happy

ji_louis a écrit:

Ne suffit-il pas d'un seul virus se propageant au partenaire pour le contaminer? Avec une charge "indétectable" de 40 virii par millilitre de sang, n'est-ce pas déjà trop?

Non une particule virale n'est pas capable d'infecter, on suppose qu'il en faut un bon millier (évidemment c'est pas facile à estimer).

Stephane
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Thunderhead

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MessageSujet: Re: Les recommandations suisses sur le sida font polémique   Ven 8 Fév 2008 - 21:27

Celà fait peur ! Car si des fois le principe de précaution est appliqué inutilement, il serait quand même dommage d'apprendre que des gens ont in fine été contaminé.

Je pense aussi qu'il peut y avoir un conflit d'intérêt avec le dogme de la protection et de l'utilité du préservatif. On a toujours souligner le fait que le préservatif soit l'élément le plus efficase pour éviter la contamination. Voilà au final qu'on tiens des propos qui peuvent semer la confusion à mon avis, d'autant plus que celà émmane d'une soit disante comission d'expert.

Une des condition ici est ' à condition que le patient suive bien son traitement' : quand on sait que l'observance du traitement en médecine est un combat perpétuel avec le patient, on peut se poser des question ici...

Il est bon de rappeler qu'en médecine et en sciences, les avis d'expert correspondent au grade E, à savoir le plus bas grade de preuve au niveau scientifique (Pour comparer le plus haut est représenté par les méta analyse)
Cela est d'autant plus critique que le mot 'constat' y figure !


Ainsi, au vu des risques propres à la contamination des gens, ainsi qu'aux risques de semer le confusion avec les messages de santé publiques, et pour finir au vu du très faible niveau de preuve scientifique à savoir le constat d'un groupe d'expert, il me parait très hasardeux de suivre ces recommendations...

Enfin ce n'est que mon modeste avis...

Mais pour faire mon chier, je rappelerai à ji_louis qu'un plus ou moins récent communiqué de l'académie française recommande de ne plus décliné au pluriel les mots étrangers avec leur grammaire, donc on dit un virus, des virus, et çà, celà ne vient pas de moi Wink
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ji_louis

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MessageSujet: Re: Les recommandations suisses sur le sida font polémique   Ven 8 Fév 2008 - 22:15

Thunderhead a écrit:
Mais pour faire mon chier chieur, je rappelerai à ji_louis qu'un plus ou moins récent communiqué de l'académie française recommande de ne plus décliné décliner au pluriel les mots étrangers avec leur grammaire, donc on dit un virus, des virus, et çà ça, celà cela ne vient pas de moi Wink

Tu as raison pour les pluriels étrangers:
RAPPORT DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA LANGUE FRANÇAISE
publié dans les documents administratifs
du Journal officiel du 6 décembre 1990
a écrit:
7. Singulier et pluriel des mots empruntés : les noms ou adjectifs d’origine étrangère ont un singulier et un pluriel réguliers : un zakouski, des zakouskis ; un ravioli, des raviolis ; un graffiti, des graffitis ; un lazzi, des lazzis ; un confetti, des confettis ; un scénario, des scénarios ; un jazzman, des jazzmans, etc. On choisit comme forme du singulier la forme la plus fréquente, même s’il s’agit d’un pluriel dans l’autre langue.

Ces mots forment régulièrement leur pluriel avec un s non prononcé (exemples : des matchs, des lands, des lieds, des solos, des apparatchiks). Il en est de même pour les noms d’origine latine (exemples : des maximums, des médias). Cette proposition ne s’applique pas aux mots ayant conservé valeur de citation (exemple : des mea culpa).

Cependant, comme il est normal en français, les mots terminés par s, x et z restent invariables (exemples : un boss, des boss ; un kibboutz, des kibboutz ; un box, des box).

Remarque : le pluriel de mots composés étrangers se trouve simplifié par la soudure (exemples : des covergirls, des bluejeans, des ossobucos, des weekends, des hotdogs). (voir Analyse 6 ; Graphies 8, 9 ; Recommandations 4, 5, 7, 8, 9.)
lien de référence
CAROOOOOOOO, y fé rien ka éçéyé de tambété !!!
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Thunderhead

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MessageSujet: Re: Les recommandations suisses sur le sida font polémique   Dim 10 Fév 2008 - 22:16

qu'il est facile de corriger mon orthographe et ma grammaire ! Mais cher ji louis, la différence entre nous, c'est que j'ai commis ces fautes en toute conaissances de causes, alors que toi, tu as décliné virus en toute ignorance des recommendations, et là est la différence Laughing Wink
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BioHazard

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Date d'inscription : 01/10/2007

MessageSujet: Re: Les recommandations suisses sur le sida font polémique   Lun 18 Fév 2008 - 18:53

Je ne peux qu'abonder dans le sens de Thunderhead, cette recommendation suisse en a laissé plus d'un sur le cul. C'est, aux dires de nombreux spécialistes français et américains du HIV, un non-sens et d'une inconséquence rare !

Même si la charge virale est un bon indicateur de l'efficacité thérapeutique des traitements mis en jeu et un bon outil prédictif à moyen terme du vécu du patient, il est absolument impossible de prévoir le ptoentiel contaminant d'un patient. Il faut quand même dire que malgré l'utillisation des dernières molécules actuellement sur le marché (anti-intégrase et anti-CCR5), la charge virale peut connaître des rebonds spontanés et complétement imprévisibles (et on ne sait toujours pas pourquoi). Les mécanismes physio-pathologiques de l'infection, de la réplication, et de la progression vers le SIDA nous sont encore très obscurs, même si nous avons fait des progrès extraordinaires.

De plus, qui dit charge virale indétectable signifie quand même une charge de moins de 40 copies du virus par millilitre de sang, le virus est donc "dormant" sous traitement et il n'est pas question pour l'instant de parler d'éradication du virus. Nous savons depuis des années qu'il existe des sanctuaires du virus dans l'organisme, des tissus où celui-ci dort, attend son heure patiemment et à l'heure actuelle nous ne connaissons aucun traitement capable d'atteindre le virus dans ces réservoirs : intestins, cerveau... Il est aussi prématuré et dangereux de prédire le potentiel infectieux d'un patient en fonction de sa charge virale sanguine alors que la charge virale de ses sécrétions corporelles, en particulier le sperme est rarement corrélée à la charge virale sanguine.

J'ajouterai une parenthèse : nous connaissons actuellement le cas de très rares patients pour lesquels le virus est devenu parfaitement indétectable même en utilisant les techniques les plus fines de détection et en les combinant : charge virale nulle (si si !), aucune copie de l'ADN du virus dans les lymphocytes des patients et aucune trace des protéines et marqueurs du virus. Autant dire, un quasi-miracle (mais soyons prudent avec ce mot), et le pire est que l'on est incapables de l'expliquer. A suivre...
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