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 Certificat d'étude

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yoda

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MessageSujet: Re: Certificat d'étude   Jeu 27 Fév 2014 - 17:31

narduccio a écrit:
Alors que de nombreuses personnes sont convaincues que ce n'est pas le cas. D'ailleurs, je connait des personnes qui n'ont plus écrit depuis des lustres. Ils cochent des formulaires, griffonnent quelques mots au besoin. Dans de nombreux métiers, on utilise l'écrit mais sans s'en rendre compte.
Quand on regarde la jeune génération, par contre, l'écrit est omniprésent. Entre les textos et facebook... à mon époque, on se téléphonait, on a remplacé ça par de l'écrit.

Cassandre 46 a écrit:
les réformes qui ne cessent d'alléger, les programmes et les horaires alors que des disciplines nouvelles et indispensables doivent être enseignées.
Il y a clairement un problème de budget de l'éducation nationale derrière ça, je pense. Ajoutons qu'il y a une chose qui ne s'allège pas, c'est le nombre d'enfants par classe !

Cassandre 46 a écrit:
Elle avait par ailleurs eu l'idée de déposer un projet d'école sur la découverte de la langue, lequel en réalité constituait à revenir aux dictées, à la conjugaison des verbes et aux exercices de grammaire dont elle gardait un bon souvenir.
C'est un peu hors-sujet, mais je constate que les enseignants sont forcément d'anciens bons élèves, et généralement qui ont aimé l'école. C'est positif dans le sens où on n'enseigne bien que ce qu'on a compris, et où on transmet mieux quand on aime ce qu'on transmet. Mais d'un autre côté, il n'ont pas une grande compréhension des difficultés des mauvais élèves, et en reproduisant ce qu'ils ont aimé (comme les dictées ou la grammaire), ils reproduisent aussi ce que détestent les élèves qui ne seront jamais profs...

Cassandre 46 a écrit:
Mes instituteurs appliquaient avec intelligence les méthodes actives de Célestin Freinet sans pour autant renoncer à l'apprentissage des leçons, aux dictées assorties de questions, aux problèmes et aux exercices indispensables.
L'utilisation des méthodes Freinet a peut-être contribué aussi à te donner un bon souvenir. J'ai l'impression que c'est une pédagogie bien plus respectueuse de l'enfant, et qui risque bien moins de lui faire perdre son désir d'apprendre.

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yoda

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Steph



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MessageSujet: Re: Certificat d'étude   Jeu 27 Fév 2014 - 18:35

Oui Yoda on écrit plus mais moins bien. On privilégie la quantité à la qualité. On ne prend plus le temps de faire attention à la langue, il faut gagner toujours plus de temps!

On est loin des belles calligraphies d'antan!

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yoda

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MessageSujet: Re: Certificat d'étude   Jeu 27 Fév 2014 - 18:54

Ce que j'essaie de faire comprendre, mais j'ai visiblement du mal, c'est que si en moyenne, les messages écrits par tout un chacun sont de moins bonne orthographe qu'avant, c'est peut-être parce qu'il y a plus de personnes qui écrivent.
Tu prends une classe de 1950 de 30 élèves. Imaginons que sur ces 30 élèves 5 arrivent au certif' en ayant une solide connaissance de grammaire et d'orthographe. Les 25 autres travaillent à l'usine et communiquent en face-à-face ou par téléphone, rarement par écrit (à part quelques cartes postales "Nous passon de bonne vacance. Bisous a tous !"). Seuls les 5 bons pourront avoir un métier où il y a beaucoup d'écrit.
Tu prends une classe de 2000 de 30 élèves. Imaginons que sur ces 30 élèves 5 seulement finissent leurs études avec une bonne maîtrise de la grammaire et de l'orthographe. Les 25 nuls en dictée, ils vont faire un travail de bureau où ils vont devoir écrire, pour la plupart. Et une fois rentrés chez eux, ils vont tenir un blog, ouvrir un compte facebook...
Maintenant, tout le monde dit : "Oh, regardez les 17% de gens qui écrivaient en 1950 : ils écrivaient tous bien. Aujourd'hui, y'a que 17% des gens qui écrivent qui respectent l'orthographe. Donc l'école s'est dégradée, les gens ne savent plus écrire."
La conclusion est-elle juste ? Ou la conclusion "Ils ne font plus attention" est-elle juste ?

Les gens dont parle Narduccio qui n'écrivent presque pas, ils sont de la génération 1950 ou 2000 ?

Maintenant, je ne nie pas qu'il y a un problème tout de même. L'écrit institutionnel (journaux, livres) s'est considérablement dégradé. Problème de coût du travail, il faut faire plus vite, on rogne sur les relecteurs. Mais je refuse de participer à la morosité ambiante qui veut que tout aille plus mal... La multiplication des écrits désastreusement orthographiés est le revers de la démocratisation de l'expression écrite. Veut-on vraiment revenir dessus ?

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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Certificat d'étude   Jeu 27 Fév 2014 - 20:01

Voilà presque deux mois que je ne suis pas venue sur ce forum en raison d'occupations diverses dont un travail du La flûte enchantée de Mozart, sans avoir la prétention d'être musicologue bien évidemment et la confection d'un CD rassemblant des comptes rendus de conférences et des photos. Ce genre d'occupations, surtout si on les partage, est constructif.
Les remarques de Yoda sont pertinentes. Il faut être capable de se mettre à la place des élèves qui ne comprennent pas et ne réussissent pas d'emblée. Quand j''étais en formation en 66/67 à l’École normale d'institutrices, un professeur d’ éducation physique très patient et très exigeant à la fois, nous le répétait souvent. Je n'étais pas douée du tout pour cette discipline mais un jour qu'il était venu m'inspecter dans une école maternelle, il me félicita alors que je ne m'y attendais pas du tout et me donna son avis : " vous n'aimez pas cette discipline, je ne le sais que trop bien et pour cette raison vous avez réfléchi davantage à la progression de votre leçon. Contrairement à ce que l'on pourrait penser les disciplines pour lesquelles on a rencontré des difficultés sont celles que l'on enseigne le mieux parce qu'on est alors capable de mesurer les difficultés des enfants puis qu'on les a soi-même vécues et surmontées." Certes, je ne suis pas devenue institutrice en maternelle et j'ai fini par enseigner les lettres après avoir goûté à la classe unique et la documentation, mais justement quand j'ai enseigné ce qui me passionnait, je n'ai jamais oublié que ce qui était évident pour moi, ne l'était pas pour tout le monde.

Ah les effectifs ! Comme j'ai effectué des recherches sur l'école de mon village natal, j'ai découvert qu'en 1900, l’instituteur avait la charge de 50 garçons et l'institutrice un peu plus. Après la guerre 14-18, les effectifs baissent sérieusement. Dans les années 55/56 quand j'y étais, l'organisation était différente avec une école de grands du CE2 au certificat et une école de petits de 5 à 8 ans avec une trentaine d'enfants, et même moins par classe, ce qui peut expliquer que j'en garde un bon souvenir. Malgré le manque de matériel pédagogique, on respirait. Et puis y aller à pied et rentrer chez les parents le midi c'était chouette quand même. Quand je suis entrée en sixième en 1958, nous étions une quarantaine. Le Cours complémentaire ouvrait ses portes et c'était une aubaine inespérée. Comparons ce qui est comparable.
J'ai eu des secondes et des premières difficiles et agitées à 35 élèves en moyenne dans les années 90 à 2000. C'est épuisant et je crois savoir que cela ne s'arrange pas.

Dans La classe ininterrompue, histoire de la famille Sandre, enseignants de 1760 à 1960, avec une excellente présentation de Mona Ouzouf, Baptiste puis Joseph Sandre ont des effectifs de 50, 60 élèves et parfois plus dans des conditions difficiles et un contexte historique différent. La France essentiellement rurale et non mécanisée a besoin de bras dont ceux des enfants. Les maîtres d'école font classe de la Toussaint à fin avril et eux- mêmes vont aux champs durant la belle saison ou exercent une autre profession durant cette période. Les lois de Jules Ferry rendant l'école primaire gratuite pour qu'elle puisse être ensuite obligatoire tiennent compte de cette donnée. J'ai consulté aux archives départementales des circulaires d'inspecteurs du début du XX° siècle recommandant aux instituteurs de ne pas céder aux demandes des parents incitant leurs enfants à obtenir le certificat d'études avec un ou deux ans d'avance. En effet, un élève ayant été reçu à cet examen à l'âge de 12 voire 11 ans, était autorisé à quitter l'école pour travailler sur l'exploitation ou ailleurs afin de rapporter un salaire. Mon père, né en 1895 et sa sœur aînée née en 1885, avaient obtenu tous deux cet examen à l'âge de 12 ans et j'ai consulté leurs notes aux archives. Néanmoins, il faut croire que mes grands-parents que je n'ai pas connus protégeaient leurs leurs enfants car ceux-ci sont restés à l'école jusqu'à leurs douze ans révolus. Mon père en a profité pour dévorer la bibliothèque de l'école ( Dumas, Jules Verne, Hugo, Erckmann et Chatrian dont il me parlait souvent) et sa sœur a perfectionné ses dispositions en couture, broderie et calligraphie. Nous avons conservé un cahier superbe. Elle est décédée quand j'avais 9 ans. Je me souviens de ses reprises sur ma blouse d'écolière, chefs d’œuvre d'habileté, de soin et de patience.
Là encore, comparons ce qui est comparable. Si mes souvenirs sont bons j'ai dû présenter La classe ininterrompue sur le forum.


Dernière édition par Cassandre 46 le Ven 28 Fév 2014 - 12:00, édité 1 fois
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narduccio



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MessageSujet: Re: Certificat d'étude   Jeu 27 Fév 2014 - 20:05

yoda a écrit:
Les gens dont parle Narduccio qui n'écrivent presque pas, ils sont de la génération 1950 ou 2000 ?

Il y a les 2 cas. Je viens de lire une analyse rédigée par un de mes collègues qui a 35 ans ... Faudra que je lui demande pourquoi il n'a pas utilisé le correcteur grammatical ...

Les jeunes qui entrent chez nous ont une formation technique qui dure environ 12 à 16 mois. Pour valider cette formation, ils remplissent en guide de progression qui doit être validé par leur "tuteur" au sein de l'équipe. Je suis le tuteur des 2/3 des jeunes en formation et je lis ces guides pour les valider.. Je dois avouer que j'ai de tout. Certains, issus d'école, écrivent en un style très particulier. En fait, si j'écrivais cette dernière phrase comme eux, çà donnerait " Certain, issue d'ecole, ecrive dans stile particulié" ... D'autres ne me font que des phrases basiques : sujet - verbe- adjectif. D'autres tout en minuscule sans ponctuation ... Alors que d'autres ... L'un des meilleurs "écrivains" du groupe n'a qu'un bac pro ! Il fait jeu égal avec celui qui a une licence sur le plan de l'écriture. Pas sur celui de la compréhension des phénomènes physiques.

Sans compter les remarques qui montrent qu'il y a un manque de réflexion. Un collège de 45 ans a envoyé la semaine dernière un mail à des supérieurs pour parler d'un problème technique et il termine par une phrase du genre : "mais c'est comme tout, on décide et puis on fait autrement" Je vous dit pas l'effet que cela a eu ... Sa cote de crédibilité est descendue de plusieurs points. C'est un cadre! c'est son boulot de faire en sorte que dans son équipe on fasse comme "on" a décidé! Des petites phrases on peut les dire en petit comité, tout en sachant que c'est très exagéré. Mais l'écrire dans un mail avec en destinataires des supérieurs et des gens d'autres services ... clown

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Cassandre 46



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MessageSujet: Les concours d'écriture de l'AMOPA.   Jeu 27 Fév 2014 - 20:58

L' association des membres de l'ordre des palmes académiques organise chaque année des concours d'écriture pour défendre la langue française ( rédaction, poésie, nouvelle) à partir du CM2 et jusqu'aux classes post bac qui ne participent pas. Le département de la Marne organise une distribution des prix solennelle à la mairie de Reims.
Voici, à la fin de message le devoir d'une élève de troisième ayant obtenu un prix l'an dernier.Cette élève n'appartient pas à un collège des beaux quartiers. Simplement le professeur de la classe est exigeant et passionné par son métier. Cette adolescente a pris le temps d'organiser son propos, construire ses phrases, réfléchir au vocabulaire, respecter l'emploi des temps et la ponctuation, bref elle soigné son travail. Il se peut aussi que la discipline soit jugée plus importante au collège qu'en lycée.
Au lycée où j'ai exercé, j'ai appris par les élèves eux-mêmes que des collègues leur disaient de temps à autre que le français ne servait à rien alors que l'électrotechnique c'était bien plus important. J'ai enseigné également une année en BTS Action commerciale. Je n'ai jamais recommencé. Les élèves arrivaient en retard et s'agitaient 15 minutes avant la sonnerie. Les devoirs n'étaient pas structurés, accumulaient les idées reçues, ne donnaient aucun exemple et se moquaient de l'orthographe. Forcément, c'est ringard et bourgeois. Ah bon ???
Mes parents étaient de petits paysans qui calculaient au plus juste mais l'école où l'on apprenait à lire, s'exprimer correctement et compter, c'était sacré. S'exprimer correctement en respectant le destinataire n'est pas bourgeois. J'entends même parfois des gens se gausser de leurs fautes d'accord et de syntaxe au lieu de chercher à les comprendre pour les corriger. Quant au registre de langue qu'il convient d'adapter au propos c'est vraiment le cadet de leurs soucis. On se pavane avec une belle voiture,vêtu d'un costume griffé, mais on est incapable de construire une seule phrase ne comportant aucun mot grossier. Être poli pour respecter son interlocuteur, comme mes parents et mes maîtres d'école me l'ont appris, est-ce devenu ringard et bourgeois ?

Sujet.                    
  Choisissez une ancienne photo de famille sur laquelle vous figurez. Décrivez-la précisément puis évoquez le souvenir qui y est associé. Vous confronterez les impressions et les sentiments que vous éprouviez à l’époque à ceux que vous éprouvez actuellement.

Photo de vacances.

En cette grise fin de journée, confortablement installée dans le fauteuil couleur pistache du salon, je regarde les flammes s’agiter dans le ventre de la cheminée. Intriguée par une petit cadre posé sur cette dernière, je m’approche et me saisis de l’objet étranger à cet espace si familier. Aucune poussière ne le recouvre et la transparence si nette du verre confirme ma première idée : peu de temps s’était écoulé entre mon arrivée et sa soudaine présence. Je pense que la présence d’une photographie est un vieil et lourd album que l’on expose lors d’ennuyeuses réunions de famille où chacun fait ressortir tous ses différends. C’est pour cela sûrement, que j’examine attentivement l’image prisonnière du bois et du verre afin de choisir où la ranger. Je suis alors étonnée à la vue des personnages qui me sourient sagement et me regardent sans vraiment me voir. Je reste ainsi quelques instants, comme fascinée par ma découverte. Il me faut d’abord m’asseoir pour retrouver mes esprits car ce simple morceau de papier rassemble plus vite que moi les souvenirs de cette époque.
Comment décrire l’espace si on ne définit pas le temps ? Je cherche un indice qui pourrait me permettre de dater la photographie. Le grand homme blond à la peau rougie par le soleil est sans aucun doute mon père. Reconnaissable à son imposante stature et à son visage toujours souriant, il est fidèle aux quelques images que j’ai de lui. Je crois également me souvenir avoir déjà vu le bracelet qu’il portait ce jour-là ; ce qui veut dire que la photo fut prise avant l’année 2009. L’océan et le ciel azuré que l’on aperçoit à l’arrière- plan me font deviner les lieux et la date précise : nous sommes en août 2006 aux Sables d’Olonne. Le petit garçon n’est autre que mon petit frère Benjamin, âgé de deux ans, au visage aussi enfantin qu’aujourd’hui. Celle qui me surprend le plus est ma sœur Solène alors âgée de cinq ans ; posant à la droite de l’image, elle porte encore ses premières lunettes et les cheveux coupés au carré. Quant à la jeune fille qui se cache à gauche des autres membres de la famille, c’est tout simplement l’enfant que j’étais à l’âge de huit ans.
Je ferme les yeux et tente de m’imprégner de celle que j’ai été. Je courais dans les grands couloirs de l’hôtel où nous logions, pour arriver la première au buffet du restaurant car j’avais toujours peur qu’il ne reste plus de cette délicieuse glace au caramel à mon arrivée. L’après-midi, lorsque ma mère, mon frère et ma sœur se reposaient, j’allais avec mon père à la merveilleuse piscine qu’offrait le site. A l’époque, j’étais plus petite qu’aujourd’hui et je me souviens encore de mon enthousiasme lorsque je plongeais dans l’eau chaude. Je passais devant le mur d’eau, le sauna, m’engouffrais dans un tunnel pour ressortir dans le bassin extérieur. J’émergeais de l’eau et inspirais une grande bouffée d’air à l’odeur des pins, arbres qui entouraient l’hôtel et qui piquaient les passants de leurs aiguilles, pour enfin contempler le magnifique paysage donné par l’océan. Le soir tombé, nous partions en famille sur le bord des quais en quête de détente après une chaude journée d’été. L’air iodé que nous respirions s’alliait aux cris des mouettes qui s’envolaient dans un splendide coucher de soleil. C’était une des plus belles époques de ma vie et je compte m’en souvenir encore longtemps.
Heureuse de tous ces moments passés, je tente de sortir la photographie à l’air libre afin de mieux la contempler. L’objet m’échappe soudain, allant se briser sur le sol au milieu des éclats de verre. Confuse, j’approche ma main des débris pour ramasser l’image et me coupe sur un morceau tranchant. Une goutte de sang tombe alors au centre de la photographie. Je me réveille et prend conscience que la vie a passé. Certaines personnes sont parties ailleurs, d’autres pour toujours… Je crois comprendre que la petite fille de l’image ne sourira plus jamais de la même façon ; Il est étrange de se dire qu’on a pensé, parlé, rêvé ou même respiré, il y a quelques années de cela, car notre mémoire est incapable de ressentir ce qui l’a déjà été. On ne peut pas vivre deux fois, le même événement sans porter un autre jugement que le temps nous aura apporté. Qui sait, peut-être vingt années plus tard, aurai-je oublié cette pensée et ne garderai-je qu’un souvenir flou de mon état d’esprit actuel ? Alors je crois qu’il faut conserver une trace de ce que nous avons été et c’est pour cette raison qu’au dos de la photographie, j’écris ce que j’ai retenu et devrai retenir pour les années futures : «  Carpe diem. » Profitons de l’instant présent tant que nous le pouvons.
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