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 Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.

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Cassandre 46



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MessageSujet: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 11:36

Ce forum m'a dirigée vers deux sites intéressants, celui l'INRS pour la santé et la sécurité au travail et celui de l'association française d'urologie dont le contenu a répondu à mes questions concernant le décès de mon frère qui ne fumait pas, ne buvait pas, consacrait son temps libre au jardin et à la musique tout en notant au quotidien ces dernières années dans ses agendas les premiers symptômes d'une longue souffrance.
J'ai eu l'idée toute simple de taper sur Google ces trois mots : vigne produits dangereux et de nombreuses références sont apparues sur l'écran.
Voici un article publié dans le quotidien de ma région et dont je n'avais pas pris connaissance à l'époque. La page est déclarée introuvable si je donne la référence, ce qui explique ce copier-coller.


Publié le vendredi 15 juin 2012 à 16H36 - Vu 1155 fois

MARNE. « La santé des agriculteurs est meilleure que celle du reste de la population française ». Les conclusions de l'étude AGRICAN passeraient à côté de l'essentiel, car des cancers rares sont surrepresentés chez agriculteurs, notamment les viticulteurs et les arboriculteurs. Les pesticides à nouveau pointés du doigt.

« Le cancer de la vessie, c'est le cancer des viticulteurs ». L'expression a été lâchée à l'institut Bergonié à Bordeaux. Des mots qui résonnent encore aux oreilles de Jacky Ferrand. Des mots qu'il n'oubliera jamais.
A 65 ans, ce viticulteur à la retraite a pris le relais du combat de son fils Frédéric, décédé en décembre dernier à l'âge de 41 ans, des suites d'un cancer de la vessie, Niveau T4, le plus élevé, métastasé. Une « suspicion de maladie professionnelle », jamais reconnue en tant que telle par la MSA (Mutuelle sociale agricole). Depuis que son cancer avait été détecté, ce viticulteur charentais se battait « pour prévenir de la dangerosité de l'utilisation de pesticides ». Mais ce père de 3 enfants n'a pas eu le temps de gagner son combat.
C'est à l'institut Bergonié de Bordeaux, que le viticulteur soupçonne sérieusement « les effets dévastateurs des produits phytosanitaires » sur sa santé. Au détour des longs couloirs aseptisé du Centre de lutte contre le cancer, un constat s'impose : « une dizaine de viticulteurs, qui avaient la même maladie que lui, était aussi en traitement », rapporte Jacky, « mais eux ne voulaient pas en parler ». « Beaucoup préfèraient souffrir, et éventuellement mourir que d'en parler », regrette-t-il. Dans le combat face à la maladie, le fatalisme et la résignation prennent parfois le pas.

La loi du silence

A l'institut Godinot à Reims, « le rapprochement entre pathologie et activité professionnelle n'est pas si évident ». Mais, des médecins pointent du doigt « des cancers du lymphômes » pour lesquels ils soupçonnent « un problème environnemental ».
Rien de scientifique pourtant dans tout cela, « faute d'étude d'un panel de viticulteurs suffisant », souligne Frédéric Deschamps, professeur de médecine spécialisé dans la santé au travail, à l'hôpital Sébastopol de Reims, il faudrait étudier des milliers, voire des dizaines de milliers de viticulteurs sur plusieurs années pour avoir la puissance statistique ».
Pour faire la lumière sur ce lien entre exposition aux pesticides et cancer, une seule solution : « une étude prospective sur 10, 20 ou 30 ans... mais ça coûterait très très cher ».
Une mission plus que délicate, dans un milieu fermé où règne la loi du silence. « C'est culturel chez des agriculteurs, notamment chez les viticulteurs, regrette aujourd'hui Jacky Ferrand. Un agriculteur ça ne parle pas, ni d'argent, ni de lui, ni de sa santé... ». Dans toutes les études statistiques réalisées les vitculteurs sont noyés dans la masse de la catégorie des agriculteurs. Dernière exemple en date, l'étude AGRICAN (AGRIculture et CANcer). Une étude qui, à sa sortie, n'a pas convaincu tout le monde.

Des pesticides qui perturberaient l'organisme

En attendant l'outil statistique, les médecins font des constats, des suppositions, engagent des pistes de réflexion... Ce qui retient l'attention du professeur Deschamps, « ce sont les cancers rares qui sont surreprésentés chez les viticulteurs, notamment le cancer du sein (dont 1% concerne des hommes) et le cancer de la prostate ». Un point commun : « ce sont des cancers hormono-dépendants », indique le spécialiste. Il avance alors une hypothèse : « Les pesticides seraient reconnus par l'organisme humain comme étant des oestrogènes (...) Ils joueraient alors le rôle de perturbateur endocrinien », simplifie-t-il.
Quatre autres cancers semblent également émerger : le cancer de la peau et des lèvres, "que l'on doit surtout à l'exposition au soleil, explique le professeur Frédéric Deschamps mais les pesticides potentialiseraient la nocivité du soleil".  Les tumeurs cérébrales, le cancer du sang et de l'appareil digestif sortent également du lot. En 1995 déjà, le professeur Viel, de la faculté de médecine de Besançon, a rendu compte « d'un lien possible entre exposition aux pesticides et cancers du cerveau et de la vessie chez les viticulteurs ».

« Ces maudits pesticides »

Ces « maudits pesticides » tant vantés hier, pourraient avoir inoculé « ce poison » aux viticulteurs. Un empoisonnement à petit dose pendant des décennies.
La prise de conscience des effets des produits phytosanitaires sur la santé des agriculteurs commence seulement à émerger.
Elevé dans le culte des engrais chimiques qui allaient révolutionner l'agriculture au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jacky Ferrand endosse aujourd'hui une part de responsabilité : « On avait tous confiance en ces produits. On a été formaté, abreuvé de produits phytosanitaires. Depuis le lycée agricole, on nous martèle que les engrais font pousser... pour nous il n'y avait pas de danger ». L'emploi des pesticides est une des pistes de réflexion pour la recherche : "les viticulteurs manipulent 50 à 150 molécules par an pour le traitement des vignes. Des pesticides qui sont étudiés isolemment , alors qu'il sont utilisés en association et que deux pesticides peuvent se potentialiser", indique le professeur Deschamps.
« Pendant des années, on ne s'est pas posé de questions », témoigne un vigneron champenois. Les mélanges étaient faits à mains-nues. On se moquait de ceux qui se protégeaient. Il n'y avait jamais eu de campagne pour nous prévenir des risques ». Aujourd'hui, «globalement, les produits utilisés sont moins dangereux qu'il y a 25 ans et on se protège davantage » affirme un professionnel.

Omerta autour des pesticides

A la MSA de la Marne, des Ardennes et de la Meuse, on n'établit pas de lien de causalité entre « expositions aux pesticides et cancer » : « On ne note rien de particulier. La cause des cancers est multifactorielle », indique le médecin chef s'appuyant sur l'étude AGRICAN pour argumenter son propos.
Une étude régionale menée en Poitou-Charentes montre que les décès dus à Parkinson et aux lymphomes sont plus importants dans les zones de vignoble. Il montre une surmortalité pour la maladie de Parkinson (+ 29 %) et pour les cancers du système lymphatique (+ 19 %) dans les communes de la région où la culture principale est la vigne.
Face à l'omerta qui règne autour des pesticides, Jacky Ferrand sait qu'il dérange le monde agricole : « La poignée de paysans que nous sommes, doit raconter ce que nous avons enduré. Nous avons tous perdu des fils, des maris, des frères... Et faire reconnaître le danger des pesticides ».
Certains avouent à demi-mot leur impuissance face à « un système ». Un système cohérent, basé sur la connivence des différents acteurs qui s'arrangent pour que les pratiques n'évoluent pas et une comunication qui martèle qu'il n'y a qu'un seul modèle possible celui de l'agriculture chimique et intensive.

Alexandre Allard
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narduccio



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 12:03

Les études "long-terme" sur une population plus ou moins nombreuse coûtent effectivement très cher et prennent du temps. Il y a une étude internationale sur les "travailleurs du nucléaire" qui dure depuis 15 ou 20 ans. Aucun des rapports d'étapes n'a été validé par les commissions de surveillance. Car, d'après ces rapports d'étapes, les travailleurs du nucléaire sont en meilleure santé que la moyenne de la population !

Or, les chercheurs concernés se doutent que s'ils annoncent que le nucléaire est bénéfique pour la santé des travailleurs, cela fera un sacré tollé et qu'ils passeront pour des rigolos. D'autant plus qu'ils sont loin d'être d'accords sur les raisons de cette relative "bonne santé" et dans certains cas, çà pourrait être l'arbre qui cache la forêt.

Donc, nous pourrions être en bonne santé parce que :
- nous sommes médicalement mieux suivis. C'était vrai à une certaine époque parce qu'il y avait 2 visites annuelles par la médecine du travail. Mais, nous n'avons plus droit qu'à la visite annuelle. De plus, si la médecine du travail servait a éviter des maladies, ça se saurait.
- nous avons un meilleur salaire et nous sommes dans un système où l'emploi est garanti. Là, il semblerait que cela a une assez grande influence. ce serait donc la population générale qui serait malade de la précarité. On comprend donc que les autorités publiques qui participent au financement de l'étude n'apprécient pas de voir cela écrit noir sur blanc. Bien que l'idée se développe et que cela expliquerait le cas français où l'espérance de vie est partiellement décorrélée de la situation de l'emploi grâce à sa grande socialisation de la santé publique.
- comme nous avons peur pour notre santé, nous sommes plus attentifs et on consulte plus tôt. Difficile a démontrer.
- le nucléaire serait en fait bénéfique a faible doses. Mais, il est difficile de corréler "bonne santé" et niveau de dose reçues.
- la population exposée est globalement jeune. C'est pour cela que l'étude à été prolongée à diverses reprises. Mais maintenant que dans certaines centrales on a du personnel qui est à 75% entre 45 et 55 ans et que dans d'autres, il y a un fort renouvellement du aux départs en retraite, on pourra voir si cela évolue ou pas.

Donc, certains pourraient prétendre que l'on a dépensé pas mal d'argent pour pas grand chose. Mais en fait, on se rend compte que tout cela est très complexe, surtout que l'on a une vie à coté du boulot. Un travailleur du nucléaire qui donne un coup de main à son frère qui est vigneron et qui aurait un cancer de la vessie, on aurait du mal à le classer. Surtout s'il n'a pas déclaré qu'il allait dans les vignes.

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Steph



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 12:27

Cassandre, tout ce que je retiens de ton texte en tant que scientifique c'est que tout est supposé et rien n'est démontré.
Si je me souviens bien ton frère est décédé à 75 ans, ce qui est absolument dans la moyenne (50% meurent avant 79 ans en France). Je ne voudrais pas paraître rude, mais tout le monde doit bien mourir un jour, c'est notre lot à tous, c'est une loi de la nature, pas des Hommes. il ne faut pas absolument chercher un coupable.
Personnellement j'ai connu un homme qui a fait de la course à pied toute sa vie (sans excès), il vivait sans stress et avait beaucoup d'humour. Il lui arrivait de boire à des soirées mais ce n'était pas une habitude hebdomadaire. Il est décédé d'un cancer du poumon vers les 75 ans (je ne sais plus exactement son âge). Faut-il pour autant chercher un lien entre la course à pied et le cancer du poumon?

Moi je suis persuadé que le stress fait mourir prématurément, c'est un facteur probablement aussi important que le tabagisme mais extrêmement difficile à quantifier et particulièrement à quantifier de manière objective. Donc il est très difficile à étudier de manière scientifique.
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 12:37

Le cancer à haut grade de mon frère, né en 1940 a été officiellement établi par le chirurgien qui l'a suivi et lui a tout expliqué. Mon frère avait d'ailleurs apprécié l'entretien humain et patient à l'issue duquel il était ressorti lucide et relativement apaisé. C'est écrit noir sur blanc  dans les résultats d'analyse et les métastases au foie, aux os ont été établies. Il a perdu un œil et a reçu des rayons pour éviter que l'autre ne soit atteint. Une hanche a également reçu des rayons Un rein ne fonctionnait plus. Quant aux vertiges, maux de tête et troubles urinaires assortis de violentes douleurs et de nuits agitées car il se relevait 5 à 6 fois, voire davantage, ils sont notés dans ses agendas à partir de la mi- janvier 2009 avec visite chez le médecin.
Il a souffert et n'a jamais manqué de courage ni de dignité.
La sonnette d'alarme est tirée. La dangerosité de certains produits dont la composition a été revue est reconnue. Des consignes de stockage et de précaution d'emploi ( gants, masques , combinaison) sont données mais il y a encore beaucoup à faire pour que tout le monde comprenne que si le risque zéro n'existe pas, c'est une évidence, ce n'est pas une obligation non plus pour rester dans l'ignorance, entretenir cette ignorance et perdre la vie dans la souffrance et la dégradation après avoir tant travaillé pour la gagner et même la partager car l'ouverture d'esprit qui veut savoir et comprendre est aussi une ouverture aux autres.
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Steph



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 13:36

Tu m'as mal compris (ou je me suis mal expliqué), je ne doute pas de l'existence du cancer chez ton frère, comment le pourrais-je? Je doute du lien entre le cancer et l'activité professionnelle dans ce cas précis à l'aide du texte que tu nous as donné. A noter que douter ne veut pas dire rejeter, mais ne pas accepter a priori. Cela veut dire que si on m'apporte d'autres éléments de preuve, je réviserai mon jugement.

Quant à la protection contre les substances chimiques, comme tu le dis c'est une évidence et ce pour à peu près tous les produits chimiques. En tout cas une évidence aujourd'hui, je suis d'accord que ce ne fut pas toujours le cas.
Bon ce week-end en allant me promener dans les vignobles j'ai vu un type traiter ses vignes, sous un vent assez soutenu, avec seulement des gans comme toute protection et ceux-ci dégoulinaient de liquide. Je doute qu'il n'ait pas respiré quelques particules, mais il ne traite pas ses vignes 365 jours par an non plus, l'exposition est limitée dans le temps. En tout état de cause le port d'un masque aurait été de mise, à mon avis.
Mais ce n'est pas moi qui prend les risques, qui paie pour les éviter, et qui génère des bénéfices avec les vignes.

Petit question en aparté: chez nous, les vignerons utilisent apparemment un herbicide total tout le long des pieds de vigne, c'est flagrant. Or, mon père (qui a aussi des vignes) m'a dit que les racines descendent jusqu'à 60 mètres sous terre (à raison d'un mètre par an environ). Dans ce cas, la vigne va chercher ses nutriments bien plus profondément que les quelques centimétres de surface touchés par le traitement herbicide. A quoi sert-il, dans ce cas?
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 14:42

Je n'ai pas été claire non plus dans ma réponse et les sites indiqué par narduccio précisent que le cancer de la vessie chez les viticulteurs est inscrit au tableau des maladies professionnelles. Voici un extrait du site de l'INRS.

Cancer de la vessie et des voies urinaires
Source : INRS, association loi 1901 pour la santé et la sécurité au travail.
Chaque année, 600 à 1 100 cas de cancers de la vessie ont pour origine des contacts avec des agents dangereux sur le lieu de travail. Un délai de 10 à 25 ans s’écoule généralement entre l’exposition à des agents cancérogènes et la survenue de la maladie.
Cancers de la vessie d’origine professionnelle : repères
• Origine professionnelle (estimation, tous facteurs confondus) : 2 à 14 %
• Principaux agents en cause : goudrons, suies de combustion du charbon, brais de houille, arsenic et ses composés minéraux, certaines nitrosamines ou amines aromatiques, fluides d’usinage…
• Quelques activités concernées : production de colorants et pigments, travaux en cokerie, fabrication de l’aluminium, ramonage et entretien des chaudières à charbon, métiers de la vigne (traitement anticryptogamique), usinage du bois traité à l’arsenic, industrie du caoutchouc et des matières plastiques…
Tableaux de maladies professionnelles : 15 ter et 16 bis (régime général) et 10 (régime agricole)
 

Le constat est établi.
Est-ce à dire qu'il est admis , expliqué et bien compris dans tous ses aspects ?

Quand je pense que les traitements ont permis une amélioration spectaculaire des récoltes qui ont plus que doublé en 40 ans ( sauf les années de gelées printanières mais il y en a eu peu) au point d'entraîner une limitation du rendement à l'hectare car le champagne doit rester un produit de luxe je m'interroge.

On laisse des raisins dans les vignes. Il faut les couper et les laisser à terre. C'est la loi qui s'oppose à la surproduction. Etait-ce bien la peine d'avoir recours à des produits dangereux pour finalement en arriver là ?
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lgda



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 15:05

Steph a écrit:
Petit question en aparté: chez nous, les vignerons utilisent apparemment un herbicide total tout le long des pieds de vigne, c'est flagrant. Or, mon père (qui a aussi des vignes) m'a dit que les racines descendent jusqu'à 60 mètres sous terre (à raison d'un mètre par an environ). Dans ce cas, la vigne va chercher ses nutriments bien plus profondément que les quelques centimétres de surface touchés par le traitement herbicide. A quoi sert-il, dans ce cas?
C'est esthétique...

Ici aussi durant des années, les vignerons ont traité les pieds de vigne pour qu'il n'y ait que les ceps et rien d'autre (une belle vigne bien suisse, propre-en-ordre, tip-top ripolinée, coupée en brosse sans une feuille qui dépasse, mais tu dois comprendre ce que ça veut dire, toi qui es en Autriche...)

Ensuite sont venus les zécolos qui ont laissé pousser l'herbe sous les vignes. Le vin est tout aussi bon si ce n'est meilleur (les zécolos mettent moins de sulfites..) mais bon la vigne fait négligée, c'est pas suisse, quoi !

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Steph



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 15:09

Cassandre:

Bonne question. Peut-être que toujours plus ne rime pas avec toujours mieux?
Encore faut-il voir si l'augmentation du rendement n'est pas due aux engrais plutôt qu'aux pesticides!

Je m'étais un peu renseigné avant sur les maladies professionnelles et je n'ai pas trouvé la viticulture dans les métiers cités.
Si tu cliques sur les liens qui vont vers le "15ter" et "16bis" du texte que tu cites, tu ne trouveras pas les métiers de la vigne cités. Mais je lis aussi que la liste des métiers cités est indicatives, c'est-á-dire que quel que soit le métier que l'on a fait, il suffit d'avoir été exposé à des agents bien précis pendant au moins 5 ans pour faire reconnaitre sa maladie (dans le cas de la viticulture et du cancer de la vessie: arsenic et ses composés).

Voici un article intéressant, http://rue89bordeaux.com/2014/05/vigne-sellette/
Où l'on apprend que la France est le premier utilisateur européen de pesticide (3ème mondial!) et que 20% sont destinés à la viticulture. Là j'apprends quelque chose.

LGDA: une question d'esthétique qui coûte finalement assez cher!
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narduccio



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 16:01

En Alsace, où on aime aussi que ce soit propre et net, on tend à laisser pousser les herbes entre les rangs de vignes depuis 3 ou 4 ans. On imite en cela nos voisins du Bade-Wurtemberg. Pourtant, chez les Souabes, il y a un proverbe qui dit que ce n'est pas parce que c'est propre qu'il ne faut pas nettoyer. Certains allemands prétendent qu'on reconnait un souabe à cela : il astique même ce qui est propre. Et celui qui ne nettoie pas chaque semaine la partie qui lui est destinée des parties communes de son habitat est montré du doigt.

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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 16:02

PS: cela fait des années que j'avais découvert qu'à l'hectare, toutes cultures confondues, les français utilisent 3 ou 4 fois plus de produits que les allemands. Ils sont pourtant battus de loin par les belges qui en mettent encore plus. Je crois qu'on en avait déjà discuté sur le forum.

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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 16:12

Toutes cultures confondues, c'est peut-être pas le meilleur moyen de comparer. Surtout quand on sait que certaines cultures (par exemple la viticulture) entraine une utilisation plus intensive. Et la viticulture, en Belgique, c'est pas vraiment la culture principale :-)
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Lun 26 Mai 2014 - 18:58

Pour les maladies professionnelles de l'agriculture, arboriculture, viticulture... il faut consulter le tableau 10 du régime agricole de la MSA ( Mutualité sociale agricole). Mon frère en dépendait.

Des produits utilisés en milieu professionnel comme les goudrons et les huiles de houille, les amines aromatiques augmentent le risque de développer un cancer de la vessie ; c'est pourquoi certains métiers peuvent faire suspecter que votre cancer a une origine professionnelle. Des mesures de prévention sont aujourd'hui mises en place pour que ces métiers ne provoquent plus de cancers.

Pour 2 à 14 % des cancers de la vessie, l'origine est professionnelle. Vous pouvez rencontrer votre médecin du travail afin d'en discuter avec lui.

Si une origine professionnelle de votre cancer est suspectée, votre médecin traitant doit rédiger et vous remettre un certificat médical qui décrit la nature et les symptômes de votre maladie. Vous devez ensuite faire une déclaration de maladie professionnelle auprès du régime d'Assurance maladie dont vous dépendez et y joindre le certificat médical. Votre caisse dispose de trois mois à compter de la date de réception du dossier pour l'instruire et rendre un avis. Si votre dossier est complexe, un délai supplémentaire de trois mois peut être nécessaire. Si le cancer est reconnu comme maladie professionnelle, la prise en charge de vos soins relève alors du cadre « accident du travail-maladie professionnelle ».

Selon le régime dont vous dépendez, les critères de prise en charge en maladie professionnelle sont listés dans les tableaux suivants :

pour le régime général : tableau 15 ter et 16 bis ;
pour le régime agricole (MSA) : tableau 10.


Les tableaux de maladies professionnelles sont disponibles sur le site de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles).


En Champagne aussi les vignes sont très soignées mais maintenant on laisse de nouveau de lherbe dans une certaine proportion pour lutter contre les dégâts des fortes pluies. Les traitements par hélicoptères sont interdits car ils diffusent les produits sous forme d'un brouillard nocif. Ils ne sont autorisés que loin des habitations.

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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Mar 27 Mai 2014 - 9:30

Hier, lors de ma promenade quasi quotidienne à travers les vignobles du Weinviertel, j'ai regardé avec plus d'attention comment étaient soignés les pieds de vigne ici. Et bien c'est assez mitigé. Beaucoup de pieds ont été traités aux herbicides mais certains sont complètement envahis d'herbe (rien d'autre que de l'herbe) et les allées sont soigneusement tondues. Sur une parcelle la terre venait d'être retournée et on ne voyait pratiquement aucune adventice.
Je me demande si le fait de laisser pousser l'herbe ne serait pas une stratégie gagnante car ses racines ne sont pas très profondes et n'entrent probablement pas en concurrence avec la vigne et en même temps, elle empêche les plantes concurrentes de pousser.
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Mar 27 Mai 2014 - 10:32

Quelles sont les raisons de l'augmentation spectaculaire du rendement dans les Vignes ? Est-ce l'utilisation des engrais ou celles des produits de traitement contre les maladies ?
N'étant pas viticultrice je me garderai bien de donner mon avis. Je me bornerai à un constat sans plus. Deux champignons redoutables pour la vigne peuvent anéantir la récolte en l'absence de tout traitement : l'oïdium et le mildiou.
En 2012, les conditions météorologiques de juin ou juillet - il faudrait que je recherche - ont été propices à l'attaque du mildiou à savoir la conjugaison de l'humidité et de la chaleur. Nombre de viticulteurs n'ayant pas prévu le traitement au moment opportun n'ont pas réussi à endiguer le fléau. A la coopérative de mon village natal, le rendement a été de 4000 kg l'hectare alors que l’appellation autorisée tourne autour de 11 000 ou 12 000 kg selon les années. Heureusement, la région Champagne autorise le déblocage du vin mis en réserve dans des limites précises et étroitement surveillées par les douanes, pour remédier à ce genre d'avarie. Néanmoins si une autre avarie survient l'année suivante comme une gelée de printemps ou un orage accompagné de grêle, la réserve ayant été utilisée, il n'y a pas d'autre solution que de réduire le train de vie et les investissements.
Je connais un viticulteur " bio " qui n'employait ni désherbant ni aucun produit de traitement et cette année là le rendement de son exploitation viticole a été de 800 kg l'hectare. Il est également agriculteur et son épouse est institutrice. Il faut croire qu'il a dû réviser ses convictions car on peut désormais circuler normalement dans les routes de ses vignes sans avoir à se frayer un chemin parmi les herbes...

Quand j'étais gosse je voyais mon père et d'autres vignerons du village préparer dans un tonneau réservé à cet effet, un mélange de sulfate de cuivre pour traiter le mildiou. Ils revêtaient de vieux habits devenus tout bleus et chargeaient sur leur dos la sulfateuse Vermorel - rien à voir avec l'arme du même nom - emplis de ce liquide dont ils arrosaient les feuilles et les grappes. Le produit se déposait sous forme de gouttes et non sous forme d'un fin brouillard. Mon père est décédé l'année de ses 100 ans. A cette époque, la culture de la vigne ne constituait pas le revenu essentiel comme aujourd'hui. Il y avait aussi les céréales. Le jardin et quelques arbres fruitiers permettaient d'affronter l'hiver si on se donnait la peine de faire des conserves. La basse cour, les lapins, le cochon et le lait de la vache amélioraient l'ordinaire.

Voici la lourde sulfateuse que mon père et mon beau-père ont portée sur leur dos avant l'arrivée des atomiseurs et des tracteurs enjambeurs pouvant pulvériser à grande échelle des produits dont il convient de se protéger.

ici
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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Mar 27 Mai 2014 - 11:16

La bouillie bordelaire (sulfate de cuivre) est toujours largement utilisée, notamment contre le mildiou mais plutôt dans le jardinage que dans l'agriculture. Pourquoi elle ne l'est plus par les viticulteurs, je n'en sais rien. Je suppose que les nouvelles molécules ont un plus large spectre, ou que l'on veut éviter la contamination des nappes souterraines par le cuivre utlisé à grande échelle. Elle a aussi des inconvénients majeurs pour les agriculteurs: elle n'agit que là où elle est présente, sur la plante et non dans le sol et elle n'agit que préventivement.
Ce n'est pas un produit anodin (les molécules de remplacement non plus, ceci dit) et je te propose d'en lire plus sur wiki.

Je crois qu'il faut éviter de confondre herbicides, pesticides et engrais si on veut parler des rendements (j'ai moi-même écrit pesticides alors que je pensais herbicides).
Que les pesticides et les engrais aient un impact considérable sur les rendements, je crois qu'il ne faut plus le démontrer.
Je me pose la question de savoir si les herbicides permettent une augmentation significative des rendements.
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Mar 27 Mai 2014 - 11:34

Je demanderai à mon mari, sorti major en 1953 de son école de viticulture. Il n'est pas devenu vigneron en raison du service militaire en Algérie au cours duquel un staphylocoque doré logé dans la moelle épinière au niveau de la quatrième dorsale a entraîné une paraplégie irréversible. Néanmoins, il est resté passionné par la culture de la vigne, le jardin et la nature. Il s'occupe de la petite coopérative de vinification du village et a toujours eu le souci de mettre ses connaissances à jour.
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Mar 27 Mai 2014 - 17:07

Voici la réponse d'Alphonse, second prénom de mon mari qui était celui de son grand-père décédé en 1979 lui aussi dans sa centième année.( Il paraît que les hommes qui ont fait la guerre 14-18 étaient robustes.)
Il y a des herbicides dangereux pour la vigne en particulier ceux qui contiennent des chlorates. Néanmoins il est nécessaire de désherber car les herbes profitent elles aussi des engrais et de l'humidité dont elles privent alors la vigne. Cependant la terre entièrement désherbée est fragilisée car en cas de d'orage accompagné de forte pluie la terre des coteaux est entraînée vers les routes et les villages en contrebas, occasionnant des dégâts à répétition ce qui explique la récente règlementation consistant à planter de l'herbe dans les vignes pour limiter les catastrophes.
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Steph



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Mer 28 Mai 2014 - 11:17

Merci Cassandre.
Concernant la robustesse des rescapés de 14-18: ceux qui ont survécu étaient les plus robustes, c'est une sorte de sélection mais pas naturelle.
De même j'ai connu 2 frères qui ont survécu aux camps de concentration, ils étaient d'une physionomie exceptionnelle (complètement cassés à la sortie, bien sûr).
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Mer 28 Mai 2014 - 13:05

Sur Epernay et la région, Madame Yvette Lundy , âgée de 97 ans sauf erreur, continue inlassablement de participer aux diverses commémorations relatives à la seconde guerre mondiale et surtout d'aller à la rencontre des collégiens et lycéens pour parler de son séjour à Ravensbruck. Il lui a fallu du temps pour prendre cette décision d'aller à la rencontre de la jeunesse mais partout où elle passe elle est écoutée. Sur youtube j'ai vu un jour une vidéo où elle doit s'interrompre à l'évocation d'un souvenir insoutenable.
Elle a publié il y a un an ou deux le récit de cet épisode de sa vie : Le fil de l'araignée où l'humour et l'instinct de vie l'emportent sur la mort et la sauvagerie. Son nom est associé à celui de la personne qui l'a aidée à mettre en forme ses souvenirs.
Voir Yvette Lundy à la rubrique histoire.
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leonardonno



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MessageSujet: cancers professionnels des voies urinaires   Dim 28 Déc 2014 - 19:11

il n'y a pas que les viticulteurs qui sont concernés par les risques professionnels de cancers des voies urinaires : Les amines aromatiques qu'on trouve abondamment dans les colorants, telles que la 2-naphtylamine, la benzidine, le 4-amino-diphényle, la 4-chloro-ortho-toluidine, l’ortho-dianisidine ... sont responsables de cancers de la vessie. Reconnus comme maladie professionnelle Tableau n°15 ter RG : Lésions prolifératives de la vessie provoquées par les amines aromatiques et leurs sels et la N.Nitroso-dibutylamine et ses sels.
source : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=501
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leonardonno



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MessageSujet: arsénite de sodium et cancer d'un vigneron   Mer 8 Juil 2015 - 18:45

un vigneron décédé d'un cancer lié à l'usage d'un fongicide, l'arsénite de sodium, la justice a décidé de l'ouverture d'une enquête préliminaire. Les fongicides comprennent une grande variété de composés chimiques dont la toxicité varie considérablement d’une substance à l’autre. Si les fongicides sont moins toxiques que les insecticides, c'est moins connu qu'ils sont néanmoins très souvent à la base d’un certain nombre de troubles cutanés, ORL, ophtalmologiques ou respiratoires et beaucoup sont allergisants. Mais ils peuvent aussi provoquer des troubles digestifs et neurologiques (maux de tête, nausées, altération de la vision ...). En outre, parfois, ils peuvent être sources de cancers comme dans ce cas, de troubles génétiques, voire même d’une altération des fonctions de reproduction.
source : La prévention des risques professionnels des fongicides : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=529
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Steph



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Jeu 9 Juil 2015 - 11:22

Un fil a déjà été ouvert sur ce sujet précis, tu pourrais continuer à poster là-bas:

http://forsv.frbb.net/t2893-le-cancer-de-la-vessie-chez-les-viticulteurs
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leonardonno



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Jeu 9 Juil 2015 - 17:42

mais dans le cas de l'arsénite de sodium, il s'agit d'un cancer du poumon ..
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narduccio



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Jeu 9 Juil 2015 - 18:58

leonardonno a écrit:
mais dans le cas de l'arsénite de sodium, il s'agit d'un cancer du poumon ..

J'ai pris la décision de fusionner le sujet car je trouve que les problématiques sont proches : des produits phytosanitaires utilisés en abondance il y a quelques années et dont on découvre les effets néfastes seulement aujourd'hui. Quoique pour certains des produits, on avait des doutes depuis belle lurette. Si le débat se développe et que je sens le besoin de séparer à nouveau les sujets, je le ferais.

Pour les doutes ... Au lancement du programme Reach, il y a eut 2 méthodes différentes de proposées en ce qui concerne les produits déjà commercialisés. Une partie de la communauté scientifique avait proposé de commencer les recherches avec un certain nombre de produits sur lesquels planaient de fortes suspicions. Une autre partie de la communauté scientifique et les industriels proposaient plutôt une démarche systémique : donc tester à tour de rôle tous les produits. Il y eu une bataille des lobbys sur le sujet de 2001 à 2006. D'un coté le lobby des producteurs de produits, de l'autre le lobby de quelques grandes ONG impliquées dans le processus. Pour les nouveaux produits à mettre sur le marché, le producteur a charge de prouver leur innocuité.

Pour les produits existant, on a fait un compromis, dans un premier temps (de 2006 à décembre 2010), l'enregistrement a concerné tous les produits produits à plus de 1000 tonnes par an. Plus les produits CMR dont la production est supérieure à 1 tonne par an. Les produits dont la production est comprise entre 100 et 1000 tonnes par an devaient être enregistrés avant juin 2013. Avant juin 2018, tous les produits dont la production est supérieure à 1 tonne par an devront être enregistrés.

Les écologistes ont critiqué le protocoles REACH car il n'interdit pas les produits CMR (Cancérigènes, Mutagènes et Reprotoxiques). Mais dans certains cas, le bilan bénéfices-risques est difficile à faire ou alors, notablement en faveur de l'utilisation raisonnée du produit. En fait, souvent le vrai problème est leur utilisation sans prendre les précautions adéquates à leur utilisation.

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Steph



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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   Ven 10 Juil 2015 - 9:04

> En fait, souvent le vrai problème est leur utilisation sans prendre les précautions adéquates à leur utilisation.

Exactement (c'est comme beaucoup de choses, la voiture par exemple), mais pour cela il faut une formation adéquate.
Existe-t-elle?
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MessageSujet: Re: Le cancer de la vessie chez les viticulteurs.   

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