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  Les perles vécues d'un ensemble choral.

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Cassandre 46



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MessageSujet: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Sam 10 Aoû 2013 - 13:17

Les chefs de chœur et les professeurs de chant  pour obtenir l'interprétation conforme à leurs exigences et le respect des moindres nuances pouvant capter l'attention du public et exprimer les intentions du compositeur bien entendu, ont parfois recours à des expressions qui peuvent prêter à confusion.
Lors de l'étude d'un chant sacré en latin, le pupitre masculin des basses devait garder la note " mi " de la clé de sol durant plusieurs mesures et durant ces quelques mesures ils étaient SEULS à chanter. Cette note, située sur la première ligne de la portée constitue pour eux une note élevée. Pour les stimuler le chef qui commençait à s'impatienter se fâcha : " Les basses , vous êtes à découvert dans les hauteurs jusqu'à ce que les dames vous rejoignent. Alors, respirez et ne fléchissez pas."

La semaine dernière,comme la fatigue commençait à se faire sentir et que nous nous contentions de chanter juste, en mesure mais sans aucune émotion, le voilà qui se fâche de nouveau : " Alors, on tricote maintenant ? Ici on ne fait pas du lard mais de l'art."

Enfin, deux fois par mois, nous avons un professeur féminin de culture vocale qui nous apprend à bien placer les départs, les respirations, les accents, l'articulation et les nuances. Une semaine est consacrée aux femmes et l'autre aux hommes. Mardi dernier nous devions attaquer, après un silence, la seconde partie d'une phrase commençant par " consolent nos maux "

Or tout le monde ne commençait pas exactement au même moment  et de ce fait elle entendait une succession de "k " de "on " et non la première syllabe bien distincte du mot " consolent". Pour nous aider à corriger elle nous demanda alors de bien placer notre " con "
Honni soit qui mal y pense !
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blondie

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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Sam 10 Aoû 2013 - 17:11

Bonjour

Dans ma Normandie profonde "le coeur des vierges" à la messe

accompagné d'un armonium poussif est difficile à supporter....

Il en a toujours été ainsi

Certains prétendent que le cidre en est responsable

qu'Il gâte les dents et donne des voix aigrelettes🇳🇴 

Qu'en pense notre choriste, car en effet au sud de la Loire on chante bien et juste.

Blondie
flower 
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Sam 10 Aoû 2013 - 17:32

On chante bien et juste partout en France et dans le monde quand il y a un bon chef de chœur et quand celles et ceux qui viennent chanter sont motivés, attentifs et assidus, travaillent sérieusement sans se prendre au sérieux et trouvent à la chorale chaleur humaine et convivialité.
Je suis allée sept fois aux choralies de Vaison de la Romaine qui rassemblent tous les trois ans pendant la première semaine d'août des chorales de France, d'Europe et du monde entier. Elles ont eu lieu cette année.
Quand j'y suis allée la première fois en 1983, nous étions environ 6000. En 2001, nous étions 3500 ce qui n'était pas plus mal mais j'ai appris que cette année le nombre des participants était de 4300. Les ateliers de travail et les concerts sont variés et se sont adaptés, je suppose, à un public qui évolue. Dans mes recherches sur la toile j'ai vu qu'il y avait des jeunes et des handicapés.
Le chant choral est une ouverture à la musique mais aussi à la découverte et au respect de l'autre. On n'est pas obligé d'aimer. En ce qui me concerne, je me sens bien dans mon ensemble.
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narduccio



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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Sam 10 Aoû 2013 - 19:36

Je prend des cours de guitare-accompagnement et la prof organise 2 ou 3 concerts où les bons chanteurs chantent et les autres accompagnent. EN fait, la dernière fois, il y avait 15 personnes qui chantaient et 16 qui jouaient de la guitare : les 15 chanteurs plus moi ...

Parfois, quand celles qui appartiennent à des chœurs se lancent dans les harmonisations à 2 ou 3 voies, c'est simplement sublime. DOmmage que je n'ai pas encore le niveau de guitare qui correspond aux niveau du chant.

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blondie

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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Dim 11 Aoû 2013 - 11:26

Narduccio a écrit:
DOmmage que je n'ai pas encore le niveau de guitare qui correspond aux niveau du chant.
Bonjour

Du moment que tu joue "Jeux interdit"...Very Happy 

Blondie qui trouve que la guitare ça fait mal aux doigts

flower
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Anthracite

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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Dim 11 Aoû 2013 - 22:01

blondie a écrit:
Bonjour


Blondie qui trouve que la guitare ça fait mal aux doigts

flower
Et parfois aux oreilles...Laughing 
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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Lun 12 Aoû 2013 - 10:30

Tout ce qui n'est pas au point fait mal aux oreilles : violon, hautbois, piano, chant choral ou en solo...L'intérêt, à mon humble avis, c'est justement de progresser à son rythme en corrigeant les erreurs avec patience autant de fois qu'il est nécessaire.
Dans notre ensemble,quand nous déchiffrons musique et paroles, en langue étrangère souvent, nous pouvons passer un quart d'heure sur 3 ou 4 mesures car il faut écouter la partie de chaque pupitre : les soprane, les altis, les ténors et les basses. Puis le chef a envie d'écouter soprane et basses ensemble, soprane et ténors, ténors et basses etc. Parfois il y a soprane 1 et soprane 2, ténors 1 et ténor 2 etc. On s'écoute donc les uns, les autres et on arrive enfin à toutes les voix ensemble. Ce n'est jamais au point du premier coup. Il arrive que ce soit même la catastrophe et le fou rire nous envahit. Alors on recommence : c'est la répétition.
Nous pouvons chanter des œuvres élaborées avec piano ou orchestre comme des œuvres très simples a capella, lesquelles, si elles sont interprétées avec ferveur, deviennent alors très émouvantes. Si on appartient à un groupe où il y a une saine complicité d'émulation on se sent bien. C'est valable pour d'autres activités où les amateurs font les choses sérieusement sans avoir la grosse la tête.

Tout le monde connaît la musique de Jeux interdits, adaptation à l'écran d'un roman de François Boyer, roman qui fut s'appela, Croix de bois, croix de fer, puis Jeux inconnus, puis Jeux interdits. Ce roman fut traduit en 18 langues au moins mais son auteur ne toucha pratiquement rien car la maison d'édition avait vendu les droits d'auteur à une maison anglo-américaine. Veuillez m'excuser si je parais pédante mais François Boyer ( 1920-2004) est originaire de mon département. Alors forcément, j'ai voulu en savoir plus sur tout ce qu'il avait fait et j'ai appris beaucoup de choses intéressantes. Ses parents, instituteurs à Sézanne, avaient transformé leur domicile en école durant l'occupation allemande de la seconde guerre mondiale. La salle à manger était devenue la salle de classe et le jardin faisait office de cour de récréation. C'est un vieux monsieur de Sézanne qui m'a confié ce souvenir avec les larmes aux yeux.
Avec Yves Robert, François Boyer a également participé à l'adaptation à l'écran de La guerre des boutons de Louis Pergaud en changeant l'époque et en s'inspirant des rivalités entre les différentes écoles de sa ville natale. Il était passionné par l'observation des enfants.
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narduccio



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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Lun 12 Aoû 2013 - 18:32

Cassandre 46 a écrit:
Tout le monde connaît la musique de Jeux interdits,

Veuillez m'excuser si je parais pédante
Premièrement, un peu de pédanterie nous apprend toujours des choses. Et un jour où l'on n'apprend rien est un jour funeste. Deuxièmement, je ne voudrais pas paraitre pédant Wink , mais. L'on dit souvent la musique de "Jeux interdits", or cette œuvre porte divers noms et on a des doutes sur l'identité de son auteur. Le titre le plus commun est "Romance" ou "Romance anonimo".

Pour certains son auteur serait Narciso Yepes, le guitariste qui interprête la version du film (et lui-même l'a prétendu). Mais on trouve une copie dans un receuil d'oeuvres du XIXème siècle d'une mélodie identique qui est nommée "Melodia de Sor". La seule différence est que l'arpège y est inversé (les spécialistes comprendront). On devrait donc attribué la paternité de cette œuvre à Fernando Sor (il faudrait mettre un accent grave sur le O, mais j'ai pas trouvé comment faire). Fernando Sor est un grand guitariste espagnol (un des premiers). Né à Barcelone, il a émigré en France où il est devenu professeur de guitare. Mais aussi compositeur et interprète. Ceux qui veulent devenir guitaristes classiques peuvent se mesurer à ses méthodes d'apprentissage. Ça commence de manière très simple .... Mais ça ne dure pas et faut s'accrocher pour jouer les études les plus compliquées.

Mais les musicologues font remarquer que cette mélodie ne correspond pas du tout au style de Sor. Ce pourrait donc être une oeuvre d'un autre guitariste dédiée à Fernando Sor ou une œuvre qui aurait été attribuée par erreur à Sor.

Yepès a toujours prétendu l'avoir écrite à l'age de 7 ans pour sa mère ...

Pour ceux qui le désirent, il est possible de télécharger librement des partitions  des œuvres de Sor : http://imslp.org/wiki/Category:Sor,_Fernando

Ce titre a été édité sur un recueil de 1940 sous le nom "Romance de my amor", mais il avait déjà été édité en 1931 sous le nom "Romance Anónimo" par Daniel Fortea. Et Llobet en a éditée une version non datée.
Mais on la retrouve dans un recueil argentin de 1919 sous le titre de "Estudio" et elle y est attribuée à Antonio Rubira, un guitariste espagnol qui a vécu en Argentine et qui en serait peut-être le vrai auteur.

Romance est constituée de 2 parties. La première est très facile, ce qui fait que de nombreux débutants se lancent dans son interprétation. La seconde partie est plus ardue. Des mauvaises langues prétendent que de nombreux débutants abandonnent l'étude de la guitare ensuite ... Wink Very Happy Very Happy 

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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Lun 12 Aoû 2013 - 18:53

Merci beaucoup narduccio. Une amie, aujourd'hui décédée et jouant de la guitare, m'avait dit qu'effectivement Yepes n'était peut-être pas l'auteur de cette musique mais j'ignorais tous ces détails qui vont intéresser un sézannais qui travaille avec moi sur François Boyer. En fait, il travaille essentiellement sur la biographie tandis que je présente son oeuvre ( 6 romans, une pièce de théâtre jouée partout dans le monde, et scénarios et dialogues d'une trentaine de films.) Sa veuve nous a confié qu'il ne pouvait pas vivre sans musique.
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narduccio



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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Lun 12 Aoû 2013 - 20:32

Je viens de trouver une autre version. Ce pourrait être de Tarrega, un autre grand guitariste espagnol. Il l'aurait écrite en même temps que son Etude en Mi, mais il ne l'aurait pas trouvée bien et ne l'aurait pas éditée. Ce serais son élève Llioret qui l'aurait éditée ensuite. Et d'après divers susicologues elle présente plusieurs similitudes avec l'étude en Mi de Tarrega.

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Cassandre 46



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MessageSujet: Re: Les perles vécues d'un ensemble choral.   Lun 12 Aoû 2013 - 21:47

Encore merci et en échange voici le texte d'une conférence sur François Boyer. Elle était illustrée par la projection de couvertures de livres et de cassettes vidéo

    François Boyer est né à Sézanne en 1920 où ses parents sont instituteurs, profession exercée dans la famille depuis 1830. Il est décédé à Saint-Germain en Laye en 2004. A l’issue de sa scolarité effectuée à Sézanne jusqu'au baccalauréat, il enseigne en 1941 dans la classe unique de Peas, puis entre à la SNCF, avant d’être reçu en 1943 au tout premier concours de l’IDHEC – Institut des Hautes Etudes  Cinématographiques- dont Marcel Lherbier est le directeur. Pour échapper au STO il se cache jusqu’à la Libération dans une ferme isolée de la Sarthe, reprend ses études et sort diplômé de l’IDHEC en 1946 avec la spécialité : réalisation, production, régie. Toute cette période est relatée dans son dernier ouvrage : Le match du siècle. publié en 1989 et quasiment introuvable aujourd’hui. Le titre désigne le match  de football du 17 mars 1935 où les joueurs allemands battent les joueurs français, signe prémonitoire de la montée des périls à venir.

   François Boyer nous laisse six romans : Les Jeux inconnus (1947) qui deviendront six ans plus tard Jeux interdits à l’écran, le réalisateur René Clément ayant su convaincre un producteur d’adapter ce roman qui sera ensuite traduit dans 18 langues sans que son auteur touche la moindre part de ce succès car les éditions de Minuit avaient vendu les droits à un éditeur anglais qui fit fortune en publiant l’ouvrage dans tous les pays de langue anglaise. François Boyer publiera ensuite L’Emeute en 1953, La gare du ciel en 1954 – cette gare est en réalité un barrage hydroélectrique situé à 2113 m d’altitude dans les Pyrénées pour fournir l’électricité des chemins de fer du midi, lieu isolé et symbolique où un personnage aigri et misanthrope va redécouvrir le dévouement et la tendresse – Bébert et l’omnibus en 1963, Le petit bougnat en 1970 et enfin Le match du siècle en 1989. Les jeux inconnus, Bébert et l’omnibus et Le petit Bougnat seront portés à l’écran. Isabelle Adjani, âgée de 13 ans choisie par François Boyer lors d’un casting, débutera au cinéma dans Le petit bougnat réalisé par Bernard Toutblanc-Michel.

   Homme de lettres, François Boyer est aussi homme de cinéma. Il participe à plus de 30 films, comme adaptateur, scénariste ou dialoguiste, la répartition des tâches n’est pas toujours aisée à établir dans le cadre d’un travail d’équipe où les avis s’échangent. Il travaille avec plus de 20 réalisateurs dont Louis Daquin, René Clément, Jean Delannoy, Henri Verneuil, Gilles Grangier, Jean-Paul Le Chanois, Yves Allégret pour ne citer que ceux là. Une véritable complicité avec le réalisateur Yves Robert aboutira à l’adaptation inoubliable du roman de Louis Pergaud La Guerre des boutons. François Boyer travaille également avec Jean Aurenche, Pierre Bost et Michel Audiard, scénaristes et dialoguistes renommés. Certaines répliques de François Boyer ont été attribuées à Audiard mais François Boyer considérait cette méprise comme un compliment.
  A l’énumération chronologique des films auxquels il a collaboré nous préférons une présentation qui en dégage les grandes lignes et les engagements qui sont ceux de son œuvre littéraire : dénoncer tout ce qui peut constituer une entrave à l’élan de la vie et à la quête du bonheur véritable qui ne saurait se confondre avec la volonté de puissance et de domination.
 Une première remarque s’impose : celle de l’intérêt porté à l’enfance dont il sera un observateur fin et lucide en dépit des attaques exprimées par François Truffaut à l’encontre de Chiens perdus sans collier. En 1949 il travaille avec Louis Daquin réalisateur d’un film sur la dure vie des mineurs : Le point du jour, où un enfant sensible, rêveur et fragile se cuirasse et cherche à faire ses preuves. En 1976, pour son dernier film avec Yves Allégret, il rédige le scénario de Mords pas on t’aime soulevant le problème des enfants du divorce.Entre temps  il aura participé à Jeux interdits, les fruits sauvages, Chiens perdus sans collier, Elisa, La guerre des boutons, Bébert et l’omnibus et La foire aux cancres.
  Il dénonce l’horreur de la guerre dans les premières images de Jeux interdits et reprend ce thème avec Week-end à Zuydcoote, La 25° heure, Prêtres interdits ou Le bar de la Fourche, ces deux derniers films dénonçant par ailleurs l’hypocrisie religieuse.
  En dehors de la guerre, la vie des petites gens s’enlise dans la grisaille du quotidien et de l’ordre établi. Des gens sans importance, film d’Henri Verneuil, évoque la vie des chauffeurs routiers et le problème de l’avortement clandestin. Dans Les fruits sauvages une adolescente travaillant en usine pour élever ses frères et sœurs tandis que son père veuf sombre dans l’alcoolisme et veut livrer la cadette à la prostitution, formule ce constat amer : « C’est pire que la guerre. ». Sous le signe du taureau met en scène le cynisme de la bourgeoisie et du monde des affaires affichant leur plus parfait mépris à l’encontre du génie créateur et des ouvriers non payés. Dans Un singe en hiver deux personnages échappent à cette grisaille le temps d’une soirée consacrée à l’ivresse libératrice ravivant les souvenirs de guerre transfigurés par le rêve, le délire verbal et la mise en scène d’un feu d’artifice bien particulier.
 D’autres solutions, pas forcément les meilleures, sont proposées pour échapper à tout ce qui broie l’élan de la vie. Les copains offrent une satire de la bêtise, de l’Armée, de l’Eglise et des institutions et nous retrouvons ce rire lourd dans Gross paris film héroï-comique où deux joueurs de courses incorrigibles ne cessent de frôler le danger durant la seconde guerre. L’attrait de l’argent , de la vie facile et du pouvoir ne connaissent pas une issue heureuse dans Le jardinier d’Argenteuil, Les intrigantes, Le joueur, Que les hommes sont bêtes ou Une manche et la belle. Selon Jean-Jacques Bauchet, instituteur devenu psychologue, il semble  que les enfants soient seuls capables de «  s’affranchir et de se cuirasser en recréant un monde à eux d’où les adultes sont absents » et de trouver ainsi la moins mauvaise des solutions possibles.
   Il convient d’ajouter que François Boyer est allé en URSS en 1961 et 62 pour travailler avec les réalisateurs Iakov Seguel et Léonid Krisky. Il reçut dans ce pays un accueil chaleureux et y rencontra Yves Robert, cinéaste passionné de l’enfance et de la vie simple et bon enfant.

  Homme de lettres, homme de cinéma, François Boyer est aussi homme de théâtre. Son unique pièce Dieu aboie-t-il ? mise en scène en 1971 au théâtre des Mathurins par Jean Negroni avec Anne Alvaro et Jean-Pierre Darras est régulièrement jouée en France et dans le monde entier. Madame Claudine Boyer nous en a apporté le témoignage.

 Nous achèverons cette présentation en précisant que l’enfant de Sézanne a travaillé pour la télévision : Lumières dans la nuit, Deux épisodes de Vidocq, les aventures du capitaine Lückner, Nick Verlaine ou comment voler la Tour Eiffel, Où vont les poissons rouges ? L’homme au petit chien et La vie de Berlioz. Il n’a pas trouvé dans ce milieu la ferveur créatrice qui était la sienne mais, passionné de musique, La vie de Berlioz lui a laissé un souvenir enthousiaste.

  Fidèle à ses origines il  revenait à Sézanne à l’occasion des retrouvailles des anciens élèves du lycée.
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Cassandre 46



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MessageSujet: Yardani Vittorio Torrès Maiani.   Mer 14 Aoû 2013 - 10:29

Dans le cadre des Musiques d'été, nous nous somme accordés une sortie musicale gratuite dans les salons de l'Hôtel de ville d'Epernay. Le Duo voyageur composé de Guillaume Leroy et Yardani Vittorio Torrès Maiani, ont interprété des œuvres de Bach, Haendel, Bartok, Brahms, Sarasate, Piazzola et... de Yardani Vittorio Torrès Maiani. Ils jouaient du violon, de l'alto et de l'accordéon,et, surprise au moment des rappels, Yardani est venu avec sa guitare et nous a offert quelques morceaux. Guillaume Leroy, enfant du pays, issu d'une famille modeste, l'accompagnait à l'accordéon. Il se produit également en solo violon et alto dans plusieurs orchestres. Les deux musiciens se sont rencontrés au Conservatoire de Genève en 2009.
Pour en savoir un peu plus, taper : le duo voyageur épernay sur google et vous devriez pouvoir lire l'article les concernant.
Ils nous ont offert deux heures de bonheur.
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