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 gruyère français OK, mais gruyère suisse?

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ji_louis



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MessageSujet: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Mar 24 Juil 2007 - 16:59

a écrit:
Protéger la dénomination "Gruyère" dans l'Union européenne

La Suisse demande à l'Union européenne d'inscrire le Gruyère dans le registre communautaire des appellations d'origine protégée (AOP) et des indications géographiques protégées (IGP). L'objectif est d'assurer une meilleure protection sur le territoire de l'UE d'un des fleurons de la tradition fromagère suisse. La France fait de même pour son gruyère.

La Suisse s'engage prioritairement pour la protection réciproque de l'ensemble des AOP et IGP agricoles avec l'UE, mais le fait qu'une demande d'enregistrement en tant qu'AOP ait été introduite à Bruxelles pour le gruyère français impose une démarche complémentaire, a précisé lundi l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG).

Les fromages similaires au gruyère original suisse sont élaborés dans une zone limitrophe française et sous ce même nom.

Le partage de la dénomination entre la Suisse et la France est codifié dans la Convention de Stresa et plusieurs accords bilatéraux concernent la protection des indications de provenance. Les filières helvétique et française du Gruyère ont reconnu l'homonymie de cette dénomination, ce qui devrait permettre sa protection pour deux produits issus d'aires géographiques contiguës, mais se distinguant par leur cahier des charges.

En Suisse, le Gruyère bénéficie d'une AOP depuis 2001. Le fait qu'en France, les formalités d'enregistrement en tant qu'AOP aient abouti au niveau national au printemps dernier et que le dossier ait été récemment transmis en vue d'une protection au niveau communautaire, impose une démarche spécifique de la part de la Suisse.
cliquez sur l'image pour suivre le lien...
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buck



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Mar 24 Juil 2007 - 17:03

on fait du gruyere en france? :-)
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lgda



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Mar 24 Juil 2007 - 18:16

buck a écrit:
on fait du gruyere en france? :-)
Oui, sous licence.
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ji_louis



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Mar 24 Juil 2007 - 20:42

Il semble que les fonctionnaires de l'Union Européenne connaissent le gruyère français mais pas le gruyère suisse. Une conséquence à cela serait que les producteurs français pourraient se prévaloir de l'appellation exclusive "gruyère" au détriment de la production helvète (un peu comme si les suisses faisaient du Champagne Twisted Evil ).

En bon camarades, les français n'ont pas fait ce coup tordu alors que les américains, eux, ont essayé... et réussi! Depuis, les suisses appellent leur gruyère "swiss cheese from Switzerland" aux USA pour le différentier du "swiss cheese" (un cheddar).

Souvenez-vous du boeuf de hambourg...
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Le Vieux



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Mar 24 Juil 2007 - 23:26

Salut


Citation :
Oui, sous licence.

N'aurait-il pas mieux valus plutôt "sous silence."

Le Vieux qui n'aime pas trop le Gruyère autre que Suisse et encore moins l'emmenthael (particulièrement le Finlandais à la consistance du plastique).
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narduccio



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Ven 26 Fév 2010 - 17:17

ji_louis a écrit:
Il semble que les fonctionnaires de l'Union Européenne connaissent le gruyère français mais pas le gruyère suisse.

Ben non, le gruyère français risque de ne pas avoir l'AOP.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r2375.asp

D'abord un peu d'histoire :
Citation :
Le gruyère est l’une des plus anciennes fabrications fromagères françaises dont l’existence est attestée par de nombreux documents historiques. Le mot « gruyère » vient ainsi des officiers gruyers qui, à l’époque de Charlemagne, percevaient les impôts pour l’administration des finances sous forme de fromage.

Le gruyère est fabriqué dans une zone comprenant une partie du territoire français et une partie du territoire suisse, États dont les frontières ont changé au fil des siècles. Cette zone correspond au périmètre d’extension du système des fromageries appelées « fruitières » dans une région englobant la Franche-Comté, la Savoie, la Haute-Savoie ainsi que quelques zones comme le Bassigny, le Bugey et le Vercors. Les troupeaux laitiers sont constitués de races locales, principalement montbéliardes, et sont nourris essentiellement à base d’herbe et de foin. L’affinage minimum est de 120 jours et s’accompagne de retournements et de soins réguliers.

Le gruyère est en quelque sorte le fromage originel de beaucoup de fromages de grande taille de cette région qui ont évolué vers d’autres fromages du fait des changements des techniques de transformation et d’affinage. Malgré sa notoriété, la production sous la dénomination « Gruyère » est restée cantonnée à l’Est central de la France et l’Ouest de la Suisse. La convention internationale de Stresa sur l’emploi des appellations d’origine et des dénominations de fromages (1951) a d’ailleurs reconnu que le mot gruyère était une propriété franco-suisse.

Donc, le gruyère est bien un fromage franco-suisse connu depuis une très longue période.

Ensuite, AOP késako ?
Citation :
L’appellation d’origine protégée se définit ainsi comme : « le nom d’une région, d’un lieu déterminé ou, dans des cas exceptionnels, d’un pays, qui sert à désigner un produit agricole ou une denrée alimentaire :

- originaire de cette région, de ce lieu déterminé ou de ce pays, et

- dont la qualité ou les caractères sont dus essentiellement ou exclusivement au milieu géographique comprenant les facteurs naturels et humains, et

- dont la production, la transformation et l’élaboration ont lieu dans l’aire géographique délimitée « AOP ». »

Les raisons du rejet de la demande française :
Citation :
La Commission européenne met en avant trois arguments :

– le non-respect du principe d’unicité de l’aire géographique ;

– l’insuffisante spécificité du gruyère au regard de l’aire géographique ;

– l’absence de justification du conditionnement obligatoire dans la zone délimitée.

Or, comme l’a d’ailleurs souligné la France dans son courrier du 4 novembre 2009, ces arguments témoignent d’une interprétation particulièrement restrictives du règlement (CE) 510/2006 qui aboutissent en l’espèce à nier la réalité du terroir ainsi que la dimension historique et humaine de la production de gruyère.

Ainsi, s’agissant de l’unicité de l’aire géographique, la Commission européenne souligne que l’affinage est autorisé au sein d’une aire géographique distincte, plus vaste par rapport à l’aire de production de matière première et des étapes initiales de la production de Gruyère. Ce faisant, elle s’appuie sur une application très étroite du principe de l’unicité de l’aire géographique, alors même que le règlement (CE) 510/2006 prévoit une certaine souplesse en la matière. L’article 2 point 3 dispose en effet que peuvent être assimilées à des appellations d’origine certaines désignations géographiques dont les matières premières des produits concernés proviennent d’une aire géographique plus vaste ou différente de l’aire de transformation. L’interprétation des services de la Commission est en outre d’autant moins pertinente dans le cas présent que la délimitation de l’aire géographique s’est faite sur la base de critères scientifiques rigoureux. L’INAO s’est en effet appuyé sur des travaux de géographes, d’historiens, d’agronomes et autres spécialistes pour définir l’aire géographique. Or, cette procédure peut conduire à restreindre la production de matière première et la transformation en fromages en blanc à une partie de l’aire géographique déterminée par des contraintes spécifiques. De même, au sein de l’aire géographique, des communes, en raison de facteurs naturels et humains, sont particulièrement aptes à la production laitière ainsi qu’à la transformation fromagère, dans la mesure où le cahier des charges impose notamment que le lait doit être transformé rapidement après la traite. En réponse à la Commission, la France a donc non seulement explicité la procédure de délimitation employée lors de l’instruction nationale du dossier mais elle a également indiqué que les dispositions relatives à l’aire géographique avaient été clarifiées dans le cahier des charges et le document unique du gruyère.

Sur la spécificité du produit au regard de l’aire géographique, la Commission européenne estime qu’il ne peut être conclu à un lien essentiel ou exclusif entre le produit et la zone géographique (7). Toutefois, celle-ci n’a retenu comme seul élément de spécificité que la fermentation proprionique et considère que l’affinage est un savoir faire partagé avec d’autres fromages. La Commission semble notamment faire peu de cas des caractéristiques organoleptiques inhérentes à l’aire géographique s’expliquant par l’utilisation de prairies naturelles dans des secteurs montagnards difficiles d’une grande richesse floristique. S’agissant de l’affinage, l’examen du cahier des charges montre également que les méthodes d’obtention témoignent d’un savoir faire particulier, par l’utilisation d’une microflore naturelle. L’affinage qui se pratique dans des caves installées dans les vallées ou en plaine où la température ne descend pas aussi bas que sur les reliefs nécessite en effet un assemblage de microflores naturelles et locales, de sel et d’eau, assemblage que l’on appelle la « morge » et qui constitue précisément le lien entre le milieu naturel microscopique et les spécificités du fromage. Cette microflore se reproduit ensuite naturellement dans des caves possédant une ambiance particulière. Ces éléments ont été précisés à la Commission et les autorités françaises considèrent désormais que la rédaction proposée démontre clairement que l’association des facteurs naturels et des savoirs faire humains conduit à l’élaboration d’un fromage spécifique.

En dernier lieu, la Commission conteste le conditionnement obligatoire dans la zone délimitée alors que celui-ci vise à limiter les manipulations et par conséquent les risques de dégradation de qualité des fromages durant le transport. En effet, malgré leur taille, ces fromages sont fragiles et le taux d’hygrométrie joue un rôle prépondérant dans la préservation de leurs caractéristiques. Or, les camions utilisés pour le transport des fromages ne sont pas équipés pour permettre une bonne maîtrise des conditions d’hygrométrie pendant l’expédition. Il semble bien que ce soit là des éléments propres à justifier « que le conditionnement doit avoir lieu dans l'aire géographique délimitée afin de sauvegarder la qualité », comme le demande l’article 4 point 2. e) du règlement (CE) 510/2006. La position de la Commission sur ce point est donc, là encore, assez incompréhensible.

Mais, ça ne fait pas forcement les affaires de la Suisse, mais c'est plus facile pour eux :
Citation :
Toutefois, si la demande française a bien été instruite par les services de la Commission, la demande suisse est toujours pendante. Car, parallèlement, dans le cadre des discussions sur le projet d’accord de libre échange sur les produits agricoles entre la Suisse et l’Union européenne, paraphé en décembre 2009, est en cours de négociation une annexe portant sur la protection des indications géographiques et des appellations d’origine concernant les produits agricoles et les denrées alimentaires. Il s’agit d’une procédure de reconnaissance mutuelle d’indications protégées qui vise, entre autres, la dénomination « gruyère ». Si cet accord, qui doit être finalisé d’ici septembre 2010, entre en vigueur, l’AOC « Gruyère » suisse sera reconnue au niveau communautaire : elle ne pourra certes pas se prévaloir d’une AOP mais bénéficiera d’une protection équivalente sur le marché intérieur

Les conséquences pour les français :
Citation :
Si la décision de la Commission européenne de proposer le rejet de la demande française au Comité permanent sur les indications géographiques protégées et les appellations d’origine protégées devait être confirmée, celle-ci aurait des répercussions commerciales extrêmement pénalisantes pour la production française du gruyère.

Il convient en effet de rappeler qu’aux termes de l’article L. 641-10 du code rural précité, « si le produit ne satisfait pas aux conditions posées par le règlement [510/2006] et se voit refuser le bénéfice de l’appellation d'origine protégée, il perd celui de l’appellation d’origine contrôlée qui lui a été reconnue ». Ainsi, non seulement le gruyère ne serait plus protégé au niveau communautaire, mais il ne le serait plus non plus au niveau français !

En revanche, le gruyère suisse, alors qu’il présente les mêmes caractéristiques que le gruyère français, attestées par des cahiers des charges comparables et une démarche conjointe de reconnaissance en AOP initiée auprès de la Commission européenne, pourrait, grâce à l’accord de libre-échange en cours de négociation, bénéficier d’une protection au niveau communautaire et devenir donc le seul gruyère « AOC » à pouvoir être commercialisé sous cette dénomination. Il s’agirait là d’une injustice flagrante vis-à-vis de nos producteurs et d’une atteinte à leurs droits de propriété intellectuelle, reconnus par deux conventions internationales.

Cette décision serait également une négation de la réalité historique de la production de gruyère, qui a toujours été transfrontalière, et aboutirait à un traitement commercial différencié des producteurs français et suisses, au détriment des premiers, qui n’est ni justifié ni souhaité par nos voisins helvètes. Il est donc difficilement compréhensible que les autorités communautaires aient préféré disjoindre les deux dossiers, en traitant le dossier suisse par la voie diplomatique de l’accord de libre échange.

Enfin, on peut considérer que cette situation risquerait d’induire le consommateur en erreur alors même que l’analyse des cahiers des charges des deux AOC « gruyère » démontre que les conditions de production et de fabrication des fromages sont largement comparables et font preuve d’une même rigueur et d’un même savoir faire. Si, en raison de certaines spécificités historiques, les deux cahiers des charges ne sont pas strictement identiques, on peut considérer qu’ils constituent les deux faces d’un même fromage. A cet égard, il faut noter que les producteurs français et suisses vivent en bon entendement comme en témoigne l’accord de coopération qu’ils ont signé le 15 janvier 2004 afin d’élaborer une plateforme commune de qualification.

En conclusion, si le gruyère français n’était pas qualifié en AOP, cela créerait une vraie distorsion de concurrence, inacceptable et incompréhensible pour les producteurs français pour lesquels la production de gruyère existe depuis des siècles et fait partie du patrimoine historique, social, culturel et local.

PS: pour ceux qui le désirent, il y a les 2 cahiers des charges (gruyère français et gruyère suisse. La comparaison montre que les différences sont vraiment minimes.
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Le Vieux



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 13:14

Salut

Nardu a écrit:
La comparaison montre que les différences sont vraiment minimes.

Quoi qu'il en soit , je resterais fidèle aux gruyères Suisse .

Il me semble avoir trouvé en son temps une différence gustative entre les deux. mais n'y aurait il pas aussi une différence entre gruyères français et gruyères français ?

Déjà que le suisse, il y a le jeune, le mi vieux, le vieux , l'alpage

Le Vieux

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lgda



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 13:49

Le Vieux a écrit:
Déjà que le suisse, il y a le jeune, le mi vieux, le vieux , l'alpage

Le Vieux
Ah Non !!

Il y a deux sortes:
- alpages
- pas alpages

Il y a quatre "âges":
- doux (jeune, 9 mois)
- mi-salé (moyen, 12 mois)
- salé (vieux, 18 mois)
- à rebibes (trèèèès vieux, 3 ans)

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Nieur



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 14:49

Le Vieux a écrit:

Il me semble avoir trouvé en son temps une différence gustative entre les deux. mais n'y aurait il pas aussi une différence entre gruyères français et gruyères français ?
D'une vallée à l'autre, et d'une année à l'autre, ça varie.
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Le Vieux



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 15:26

Salut

Lgda a écrit:
Ah Non !!

Il y a deux sortes:
- alpages
- pas alpages

Faut dire que chaque fois que je vais chez mon fromager, quel que soit le fromage que je lui demande, il me donne toujours toute une série d'options, que pour finir je m'y perd, vieux, mi vieux, salé, non salé, à peine salé, doux bien fait, jeune, tendre mou ...

Le Vieux qui a des difficultés à retenir et tout ce qu'il veut c'est du fromage.

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narduccio



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 15:33

Nieur a écrit:
Le Vieux a écrit:

Il me semble avoir trouvé en son temps une différence gustative entre les deux. mais n'y aurait il pas aussi une différence entre gruyères français et gruyères français ?
D'une vallée à l'autre, et d'une année à l'autre, ça varie.

C'est la même chose en France. A part que parfois, quelques industriels aimeraient des produits plus standardisés. Mais, va demander à l'herbe d'être toujours la même que l'année soit sèche ou humide. Et va demander aux vaches de brouter toujours la même herbe. Et va demander aux fromagers de ne pas essayer d'être meilleurs que leurs voisins ...
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lgda



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 16:20

Nieur a écrit:
Le Vieux a écrit:

Il me semble avoir trouvé en son temps une différence gustative entre les deux. mais n'y aurait il pas aussi une différence entre gruyères français et gruyères français ?
D'une vallée à l'autre, et d'une année à l'autre, ça varie.
En France, certes...

Mais en Suisse, ça varie aussi d'un mois à l'autre pour un même endroit !

Un fromage d'hiver (au foin) n'a pas le même gout qu'un fromage de printemps (nouvelle herbe) ou qu'un fromage d'été (pré en fleurs) ou d'automne...

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lgda



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 16:23

Mine de rien, il me semble que la France fait tout un fromage pour le gruyère mais elle semblait assez peu concernée par les vins de Champagne (Vaud) qui sont des blancs secs de chasselas et qui sont impossible à confondre avec les machins pétillants de la banlieue Est de Paris...

Deux poids, deux mesures ??

http://fr.wikipedia.org/wiki/Champagne_(Vaud)

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Le Vieux



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 17:03

Salut

Une question, le comté, est-ce un gruyère ?

Citation :
Mine de rien, il me semble que la France fait tout un fromage pour le gruyère mais elle semblait assez peu concernée par les vins de Champagne (Vaud) qui sont des blancs secs de chasselas et qui sont impossible à confondre avec les machins pétillants de la banlieue Est de Paris...

Deux poids, deux mesures

Ben tiens les français lorsqu'il s'agit de piquer des trucs à leurs voisins, ils ne se privent pas, alors que sincèrement, il n'en ont vraiment pas besoin, leur patrimoine est suffisamment riche.

Le Vieux

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narduccio



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 17:11

lgda a écrit:
Deux poids, deux mesures ??

Non, je pense que c'est du à des intérêts particuliers. Les fromagers français qui font du gruyère savent que de l'autre coté des alpes ont fait un fromage avec la même recette depuis aussi longtemps que de ce coté-ci. Et ce fromage s'est toujours appelé gruyère.

Les viticulteurs champenois sont dans une autre logique, ils croient qu'eux seuls ont le droit de posséder ce mot. Ils ont fait la chasse à tout ce que portait ce nom et qui pouvait créer la plus minime confusion dans l'esprit du public. Sauf erreur de ma part, ils ont fait des procès aux parfumeurs qui ont voulu nommer leurs œuvres "Champagne", même lorsqu'il y avait quelques gouttes de champagne dedans.
Pour eux, ce mot leur appartient et il ne peut que servir à nommer un liquide qui sort de leurs futs. Ainsi quand les Alsaciens ont voulu faire un vin à la méthode champenoise, ils n'ont eu le droit que de le nommer "crémant", ce qui fut aussi le cas des bourguignons et d'autres. Mais aujourd'hui, il y a bien des crémants qui valent d'honnêtes champagnes.

Les hommes politiques français, eux, vont continuer de suivre les recommandations des intérêts en jeu. Les fromagers français savent qu'ils doivent jouer l'union avec la Suisse, dans l'intérêt des fromagers des 2 cotés des Alpes (enfin, les Suisses pourraient peut-être tirer leur épingle du jeu en solo ....). Les viticulteurs champenois pensent qu'ils doivent être les seuls, mais certains commencent déjà a se poser des questions pour l'avenir. Ils ont acheté des terres en Angleterre pour continuer à produire leurs vins dans 30 à 50 lorsque le réchauffement aura entrainé une madérisation des vins de la Champagne historique. Mais, ces vins n'auraient pas le droit à l'appellation Champagne, alors comment va s'y retrouver le consommateur ?
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narduccio



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 17:14

Le Vieux a écrit:
Ben tiens les français lorsqu'il s'agit de piquer des trucs à leurs voisins, ils ne se privent pas, alors que sincèrement, il n'en ont vraiment pas besoin, leur patrimoine est suffisamment riche.

Le Vieux

Historiquement le terme gruyère remonte à une époque ou la Suisse et la France n'existaient pas et ou les régions qui produisaient l'ancêtre de ce fromage n'appartenaient pas encore aux embryons qui allaient devenir ces 2 pays.
Personne n'a volé personne. Ce sont les frontières des hommes qui ont partagé une aire de production entre 2 pays différents. Il est vrai qu'à certains moment, c'était partagé entre ce qu'on nommerait aujourd'hui 3 ou 4 pays différents.
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lgda



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 18:29

narduccio a écrit:

Les hommes politiques français, eux, vont continuer de suivre les recommandations des intérêts en jeu.
Et du moment que les producteurs de champagne sont parmi les meilleurs contributeurs des partis politiques, on ne peut que conclure "Un chien ne mord pas la main qui le nourrit"...

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blondie



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 20:09

Gruyère ou pas a la maison on ne mange pas de produits exotiques Very Happy
Seul le camembert de la région a côté de la motte de beurre a droit de cité sur la table...
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Anthracite



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 21:02

lgda a écrit:
Mine de rien, il me semble que la France fait tout un fromage pour le gruyère mais elle semblait assez peu concernée par les vins de Champagne (Vaud) qui sont des blancs secs de chasselas et qui sont impossible à confondre avec les machins pétillants de la banlieue Est de Paris...

Deux poids, deux mesures ??

[url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Champagne_(Vaud)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Champagne_(Vaud)[/quote[/url]]
Ben non, d'abord les machins pétillant ne sont pas si mauvais, au contraire, mais en plus certains champagnes ne le sont pas... (pétillants)
Il faudrait donc préciser, champagne Français ou suisse.
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Steph



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 21:55

Haha le camembert, Blondie, je vais t'en servir une tranche.
La suite au prochain message...
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Steph



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 21:56

LES FAUX PRODUITS DU TERROIR (source Ministère de l'agriculture)


Les champignons de Paris
De Paris, ils n'ont que le nom. Pire: 88% d'entre eux viennent de l'étranger, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus les États-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs.
En France, s'ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu'à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la production nationale. (12% du global consommé)

La charcuterie corse
Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français.
Et pourtant : la charcuterie corse ne dispose d'aucune "Appellation d'origine contrôlée".
Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d'ailleurs à plus de 90 %.
Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions "produit de l'Ile de Beauté" sur les étiquettes, le saucisson d'âne est importé d'Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de Chine.


Le jambon d'Aoste
C'est l'un des jambons les plus consommé de France, mais ce dernier n'a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d'Aoste.
Ce produit est en fait fabriqué en France à partir de carcasses chinoises et américaines, dans une commune du même nom mais située en... Isère!
Et contrairement à son homologue transalpin, qui est un jambon cru, il s'agit d'un jambon mi-cuit. Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée "Jambon d'Aoste" a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie.
Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l'utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l'ambiguïté cesse.
La marque a depuis été renommée "Jambon Aoste".


L'A.O.C de Bretagne
Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d'une "Appellation d'origine contrôlée" qui n'oblige les fabricants qu'à une seule chose: posséder au moins un lieu d'emballage ou de transformation en Bretagne. Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier. Ainsi, les carcasses de porcs, souvent issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d'Argentine et du Vietnam, et les boyaux d'andouilles importés pour la plupart de Corée.
L'andouille dite de Vire, et autres charcuteries "De Bretagne", rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie, dont 73% provient de la communauté Européenne et d'Asie.


La moutarde de Dijon
Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l'eau, du sel et des graines du... Canada ! Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon.
Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique Agricole Commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne.
Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

Le couteau Laguiole
L'abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche...
Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole
sont des signes d'authenticité.
Erreur ! Malgré leur charme et leur beauté, elles n'attestent ni de l'origine du couteau ni de sa qualité de fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n'a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d'un siècle l'objet de contrefaçons en France et à l'étranger, 80% proviennent de Chine et du Pakistan. Résultat : moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais !


Le savon de Marseille
Avec le pastis et la lavande, c'est l'autre symbole de la Provence.
Seul hic, les savons estampillés "savon de Marseille" ne sont pas fabriqués dans le Sud-est. Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge, l'appellation n'est pas protégée.
Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd'hui les Chinois et les Turcs !
Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l'huile de palme, proviennent de l'étranger, les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.


Le melon charentais
C'est l'emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture.
Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d'AOC. Résultat : 80 % des melons charentais que l'on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d'Espagne, du Maroc des Caraïbes, de Chine et du Sénégal...


Le camembert
Emblème de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés.
Une explication à ce phénomène : tombé dans le domaine public, le nom "camembert" peut-être utilisé par n'importe quel producteur de n'importe quel pays.
Et malgré une AOC "Camembert de Normandie", qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de "Camembert fabriqué en Normandie".
Les différences : du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n'est soumise à aucune règle.
Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse.
Matières premières importées de l'étranger, (30 % du lait vient de Chine, 50 % de toute l'Europe). Étiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers.


L'huile d'olive
Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux.
En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient "conformes" à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive.
Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d'origine protégée et une AOC "Huile de Provence", de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme "huile de Provence-Côte d'Azur". Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur.
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Anthracite



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 22:31

Et moi qui étais tout fier d'avoir un Laguiole pour couper, au bois voisin, les cèpes de Bordeaux en Belgique...
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lgda



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 23:38

Anthracite a écrit:
Et moi qui étais tout fier d'avoir un Laguiole pour couper, au bois voisin, les cèpes de Bordeaux en Belgique...
Avec un couteau suisse, tu n'aurais pas ce problème...

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Nieur



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 23:47

De fierté ? Oui, car comment être fier d'un couteau suisse ? :p
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lgda



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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Lun 1 Mar 2010 - 23:54

Nieur a écrit:
De fierté ? Oui, car comment être fier d'un couteau suisse ? :p
Par exemple, en sachant qu'un couteau suisse est inimitable, contrairement à d'autres si souvent imités...

Et ce n'est pas un buzzzz !!

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MessageSujet: Re: gruyère français OK, mais gruyère suisse?   Aujourd'hui à 11:08

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