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 Sarko c'est encore fait des amis

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narduccio



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MessageSujet: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 20 Fév 2009 - 20:14

A chaque intervention, il arrive à ce mettre quelqu'un sur le dos ....

Citation :
Lettre d'une Anglaise à Nicolas Sarkozy

[ 20/02/09 ] 14 commentaires

Dear Nicolas,

No offense. Je ne suis pas très sûre qu'écrire au président de la République française soit très autorisé, surtout depuis que je vois paraître des portraits de vous en Napoléon. Chez nous, in Britain, cela soulève quelques suspicions. Je ne suis qu'une modeste ingénieure britannique - eh oui, cela existe - et je me permets de vous confesser ma réelle confusion.

En mars de l'année dernière, vous rendiez visite à Her Majesty The Queen à Windsor. Vous n'étiez qu'emballement pour notre pays. Son modèle économique. Pourtant, tout n'était pas rose, déjà à cette époque, chez nous. Vous rêviez de copier notre exemple et vous lanciez « l'entente amicale ». Et voilà que l'autre jour, parlant aux Français à la télévision, vous nous jetez à la figure notre industrie disparue. Tiens, c'est amusant, au moment où je vous écris, BBC retransmet les images du « Clemenceau » accostant à Hartlepool, en vue de son « désamiantage ». Un contrat gagné à la barbe des chantiers de Bordeaux, si je ne m'abuse. Un bateau fantôme pour une industrie fantôme, le symbole est facile...

Nos statisticiens, je le sais, vous ont déjà prouvé, chiffres à l'appui, que la contribution de nos industries respectives à l'économie de la France et du Royaume-Uni étaient grosso modo équivalentes. Deux petits pois dans la même cosse, comme on dit chez nous. Mais je crois comprendre la raison de votre scepticisme. Il reste des usines au Royaume-Uni ; c'est juste que beaucoup ne nous appartiennent plus. Et vous les Français, avec Saint-Gobain ou EDF, n'avez pas été les derniers à profiter de l'ouverture de nos frontières...

Nos doctrines sont aux antipodes. Wimbledon contre Danone, si je résume. L'essentiel pour nous, c'est que Wimbledon reste le plus grand tournoi de tennis du monde, même si pas un joueur britannique ne l'a gagné depuis des décennies. Nous avons laissé Jaguar Land Rover et autres Pilkington passer sous pavillon étranger, car leurs acquéreurs investissaient dans les Midlands. Vous les Frenchies, vous vous êtes couverts de ridicule en dressant des barbelés autour de Danone : le yaourt stratégique...

Maintenant, je ne cherche pas à le nier, notre industrie va mal. Comme la vôtre. Sauf que nos entreprises ont un atout : la livre sterling. L'Europe monétaire ? A tous les coups l'on gagne, nous les Britanniques. Quand vous avez créé l'euro, la monnaie unique a fait les beaux jours de la City. Et même si les banques qui y opèrent sont presque toutes étrangères, elles et leurs salariés pay(ai)ent des impôts à Her Majesty Revenue & Customs.

Maintenant que la récession s'installe, la plongée de la livre va redonner un peu d'oxygène à nos pauvres BAE et autres AstraZeneca. Et le plus beau ? Cette dévaluation compétitive est compatible avec les règles de la concurrence européenne. Tandis que votre plan de relance automobile, lui, fait hausser les sourcils à Bruxelles... Bref, avec l'euro, on a notre gâteau et on peut le manger. Je crois que vous dites : « Avoir le beurre et l'argent du beurre. »

Mais je ne veux pas paraître trop critique. Car, en vérité, nous, de ce côté-ci du Channel, sommes très admiratifs de la France. Sa cuisine, son terroir, ses valeurs. En particulier, je salue, « hat in hand », la constance avec laquelle vous cherchez à détruire votre industrie financière. Pas un président ou un ministre français, depuis le début du siècle dernier, qui n'aient vilipendé les banquiers. Désormais, c'est l'hallali. Pendant ce temps, nos dirigeants politiques demandaient poliment à la City : « How can we help ? » Certes, nous avons été trop loin et nous le payons au prix fort aujourd'hui.

Précisément. La City agonise. Royal Bank of Scotland et HBOS, nos fleurons écossais, sont (quasi) nationalisés. Vous avez la chance d'avoir des banques comme la Société Générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole qui ont fait largement moins de bêtises que leurs concurrents. Vous pourriez en profiter quand nous sommes à terre pour essayer de relancer la place de Paris. La finance repartira bien un jour, même si ce ne sera pas aux niveaux d'avant. Et non, voilà que vous êtes les premiers à encadrer les bonus des traders, pour les décourager à jamais de venir travailler entre l'Opéra et la Grande Arche. Admirable.

Je ne veux pas entrer dans le débat sur la moralité des primes. Je crois qu'il faut effectivement changer la culture de « banksters ». C'est juste que votre naïveté me confond. Notre Premier ministre Gordon Brown n'est pas le dernier à s'indigner des primes indécentes versées à la City. Mais vous remarquerez que, pour l'instant, il s'est contenté de belles paroles. On verra bien si Londres et New York vous suivent au prochain G20. Je veux y croire. Best regards.
Isabelle Chaperon est correspondante à Londres

http://www.lesechos.fr/info/analyses/4833410.htm?xtor=RSS-2059

Plus sérieusement, cette propension de notre président à allumer des incendies à tort et à travers, incendie qu'il est obligé d'éteindre par la suite jouant le rôle de pompier-pyromane commence (ou continue) a en exaspérer plus d'un :

Citation :

Sarkozy, pompier pyromane
Par Malakine. En alignant les fausses promesses comme il l'a encore fait jeudi dernier lors de son show télé, le président crée déception sur déception. Au risque de nourrir la révolte. Est-ce délibéré? Ou simplement irresponsable?

http://www.marianne2.fr/Sarkozy,-pompier-pyromane_a174966.html

Citation :
Journée test pour les syndicats, la mobilisation de jeudi servira aussi d'exutoire pour les salariés, pressés d'exprimer leur colère. Presque une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy, dont la crise a transformé le rôle. Moins de grands travaux et plus de petits projets pour éviter les incendies. Mais toujours cette propension à souffler sur les braises...

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/social-sarkozy-pompier-et-pyromane_736729.html
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narduccio



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 20 Fév 2009 - 20:14

Citation :
La crise modifie le regard porté sur le chef de l'Etat. Sur ses mots, ses propositions, ses actes. Le voilà contraint d'éteindre de multiples incendies. Qu'il a parfois allumés lui-même.

Les Conseils des ministres ont -heureusement- lieu à huis clos. Sans quoi les propos de Nicolas Sarkozy déclencheraient d'intenses remous diplomatiques. Le 13 février, le chef de l'Etat se lance dans une sèche tirade sur l'Allemagne -"notre principal concurrent en termes d'exportations", qui "défend d'abord ses propres intérêts"- et explique pourquoi il refuse que la politique française repose sur le couple Paris-Berlin. "Achtung !, comme dirait mon ami Bruno Le Maire", conclut-il en se tournant vers son secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, germanophile convaincu.

Attention, paroles présidentielles en liberté. C'est une de ses marques de fabrique. Nicolas Sarkozy est un chef d'Etat qui parle. De tout. Beaucoup. En privé, en public. Sans toujours maîtriser les conséquences de ses propos. "Le problème, c'est la petite phrase qui n'était pas dans le discours", confie un ministre. Comme à Gandrange, le 4 février 2008, avec cette improvisation, lors de sa visite de l'usine d'ArcelorMittal, qu'il continue de traîner comme un boulet un an plus tard : "Et nous, l'Etat [...], on mettra de l'argent dans l'outil de production s'il le faut."

La parole présidentielle met le feu aux poudres

Pour éviter le moindre dérapage, Jacques Chirac s'était progressivement accroché à ses prompteurs. Son successeur veut faire de sa liberté de ton la preuve de sa liberté de pensée. Le 2 février dernier, quand il installe le nouveau Conseil pour la création artistique, il se vante de "sortir de son discours". Face à lui, une bonne partie de l'auditoire, consternée, pense qu'il ferait mieux de savoir de quoi il parle. Longtemps, le verbe sarkozyste a permis de déplacer les lignes. Il suscitait la polémique ? Le "Kärcher" et la "racaille" ont déchaîné les passions, mais avaient un intérêt politique précis, signaux envoyés à l'électorat d'extrême droite, qui s'en est souvenu lors de l'élection de 2007. Aujourd'hui, en pleine crise, la parole présidentielle met le feu aux poudres et réveille un antisarkozysme qui ne guettait que ce moment-là.

Le chef de l'Etat répète qu'il garde son sang-froid, ses déclarations provoquent autant de bouffées de chaleur. Le mouvement des chercheurs doit-il plus au projet de décret de la ministre de tutelle ou à la fureur qu'ont déclenchée deux déclarations successives du chef de l'Etat ? Son discours aux scientifiques et aux universitaires, le 22 janvier ("Pardon, je ne veux pas être désagréable, à budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50 % en moins qu'un chercheur britannique dans certains secteurs. Evidemment, si l'on ne veut pas voir cela", lance-t-il à ses hôtes du jour, et d'ironiser : "Je vous remercie d'être venus, il y a de la lumière, c'est chauffé"), est interprété comme une agression, même parmi les chercheurs membres des Jeunes actifs de l'UMP. Le 16 février, certains conseillers de l'Elysée appelaient encore des universitaires pour se dédouaner de toute influence dans la rédaction de ce texte... Le 5 février, l'hommage du président à Axel Kahn, à la télévision, passe pour une récupération. Quelques mots et beaucoup de remous. La volte-face du généticien aura "un effet dévastateur", avoue Valérie Pécresse, obligée ensuite de multiplier les gestes pour colmater les brèches.

Certaines de ses promesses lui reviennent comme un boomerang

La dernière émission du président a provoqué des dégâts jusqu'à l'étranger : l'Elysée a dû s'excuser auprès de Gordon Brown après les critiques de Nicolas Sarkozy contre le Royaume-Uni. Ce soir-là, le président avait aussi reconnu du bout des lèvres que sa fameuse phrase ("Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit") était maladroite. "Le 29 janvier, une bonne part des manifestants sont descendus dans la rue à cause des dérapages verbaux du président", relève le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. "Une partie du pays est blessée car on lui parle mal", complète François Bayrou.

Parce qu'il est trop souvent pyromane, Nicolas Sarkozy est simultanément obligé de se faire pompier. "J'écoute, mais je ne tiens pas compte", lâche-t-il à Provins le 20 janvier. Sept jours plus tard, à Châteauroux, il rectifie : "J'écoute les inquiétudes et j'en tiens compte." "Mon métier est très difficile", explique-t-il lors de son intervention du 5 février. Le 14, à Val-d'Isère, il rattrape cette sortie trop égotiste : "Ma situation est moins difficile que ceux qui se trouvent sans emploi." A la fin de son déplacement au Moyen-Orient, le 11 février, il s'entretient de l'actualité avec les journalistes. Avant de partir, il apporte une ultime précision : "Je ne veux pas que vous mettiez ce que je viens de vous dire dans ma bouche." De sa part, la précaution est inhabituelle - c'est dire si l'époque est sensible.

Le président ne joue pas seulement avec le feu verbalement ; certaines de ses promesses, aussi, lui reviennent en boomerang. La plus spectaculaire, sur le pouvoir d'achat, avait scandé sa campagne - il en faisait "le principal problème économique de la France". Déjà, le malentendu se creusait. Pour le président, c'est la croissance, et ce fameux point supplémentaire qu'il promettait de ramener, qui allaient doper les revenus. Les Français, eux, espéraient des résultats immédiats, sur leur fiche de paie. Deux ans plus tard, et malgré plusieurs lois (heures supplémentaires, rachat des jours de RTT, déblocage des fonds de la participation, etc.), ils ont le sentiment que rien n'a changé et que la crise va encore aggraver la situation. Pourtant, le 5 février, le président alimente un nouveau foyer de revendication. S'il évite d'employer l'expression "pouvoir d'achat", il se dit préoccupé par "le problème des classes moyennes, ou plutôt le bas des classes moyennes". Vaste programme...

Les pompiers de l'Elysée

Ce même jour, avec des accents dignes d'un leader populiste sud-américain, Nicolas Sarkozy s'attaque au partage des profits et prône la répartition de cette manne en trois tiers : un pour les actionnaires, un pour les investissements, un pour les salariés. Ce n'est pas la première fois qu'il s'avance sur ce terrain. Il a beau préciser qu'il s'agit d'un simple "ordre d'idées", dans certaines entreprises publiques, les salariés le prennent au mot et réclament que l'Etat actionnaire donne l'exemple. Même si, de manière générale, les syndicats préfèrent des hausses de rémunération à une distribution d'hypothétiques profits. Et voici la braise de la question salariale réchauffée.

Du coup, à l'Elysée, les pompiers ont la cote -à commencer par Raymond Soubie, le conseiller du président, en contact permanent avec les syndicats. Le 18 février, le chef de l'Etat aura tout fait pour éteindre l'incendie qui menace sans se déjuger. Les socialistes lui reprochent une relance exclusivement fondée sur l'investissement ? Il ne la complète pas par une relance de la consommation, dont il a dit trop de mal, mais par des mesures de "justice sociale" - c'est désormais le maître mot - pour adoucir le sort des chômeurs, des jeunes, des retraités et des familles. Brice Hortefeux, ministre du Travail, se sera efforcé d'écouter les syndicats et de tenir compte de certaines de leurs propositions, comme ce fonds d'investissement social suggéré par la CFDT pour aider les salariés au chômage ou sans qualification.

S'amender sans se renier : en ce premier semestre de 2009, non seulement Nicolas Sarkozy joue avec le feu, mais il joue aussi son quinquennat. Un débat monte, qui n'épargne pas sa majorité. Dès lors que le pays est confronté à la "crise du siècle", les engagements pris en 2007 restent-ils prioritaires ? Depuis le début de la tempête financière, le président s'efforce de maintenir son inspiration de départ. Le 5 février, il affirme que le coeur de sa campagne -réhabiliter le travail- est toujours d'actualité et ajoute : "Je ferai en sorte de ne pas mettre la poussière sous le tapis, mais de résoudre tous les problèmes qui sont ceux de la France et pas de les différer pour les autres." Avant la crise, la France connaissait moins de croissance et plus de chômage que les autres ; après, cette exception doit avoir disparu, promet-il. Une analyse économique que la situation des Antilles vient, paradoxalement, nourrir : loupe (très) grossissante, elle illustre les limites de l'économie assistée, où,"quand on veut du pouvoir d'achat, on se tourne vers la préfecture", selon la formule d'un ancien ministre de l'Outre-Mer.

Le chef de l'Etat semble également déterminé à préserver les deux marqueurs politiques que sont la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat) et la diminution des emplois publics. "Revenir sur l'un ou l'autre n'aurait aucun sens", prévient le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui demande néanmoins que l'on privilégie désormais l'emploi et non le pouvoir d'achat. Bref, que l'on assume un choix clair.

Car, si l'explosion sociale est une menace, celle des comptes publics est déjà une réalité. Encore ignorée. "Tout discours sur le sujet est inaudible aujourd'hui, il ne sert à rien de jouer les Don Quichotte", soupire un parlementaire UMP. Pourtant, dans le dernier rapport de la Cour des comptes, son premier président, Philippe Séguin, s'inquiète de la dérive de la dette : si la France se comporte comme après la récession de 1993, qui avait marqué un décrochement durable des finances publiques, la dette publique s'élèverait à 83 % du produit intérieur brut à la fin de 2012, bien loin de la prévision actuelle (68,6 %).

2012, année de l'élection présidentielle... C'est aussi en pensant à cette échéance que Nicolas Sarkozy gère le présent. Dans l'hypothèse où le gros de la crise est alors passé, la question ne sera pas de savoir si le président a su en limiter les effets, mais si l'économie de la France redémarre aussi vite que celle des autres pays et si ses déficits publics, plus lourds qu'ailleurs, ne la pénalisent pas. Le chef de l'Etat serait comptable d'une telle situation. Et c'est pourquoi ce premier semestre de 2009 constitue déjà le tournant du quinquennat.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-sarkozy-joue-avec-le-feu_741765.html?p=2
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narduccio



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 20 Fév 2009 - 20:17

Et aussi, hier soir, au cours de l'émission "Le téléphone sonne" Sur France-Inter une déclaration paradoxale d'une des intervenantes qui est fermement opposée à la réforme des Universités, mais qui au cours du débat en est arrivée à défendre Valérie Pécresse dont l'excellent travail de concertation serait rendu impossible par l'attitude du Président de la République.

Il n'y a pas un proverbe qui dit qu'il faut tourner 7 fois la langue dans sa bouche avant de parler ? Sarko doit la tourner trop vite et il s'emmêle parfois les neurones ....
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Huyustus



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 20 Fév 2009 - 20:34

Il n'y a pas que ça ; il parle aussi à son coeur d'électorat qui est souvent ravi de ces sorties... Il a besoin de garder ses 30-35% de noyau pour le premier tour de 2012...
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narduccio



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 20 Fév 2009 - 20:45

Huyustus a écrit:
Il a besoin de garder ses 30-35% de noyau pour le premier tour de 2012...

Oui, mais à force de taper sur tout ce qui n'est pas son cœur d'électorat, il risque de n'avoir plus que lui. Certaines rancunes sont tenaces et personne n'aime se faire traiter de fainéant ou de profiteur.
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Huyustus



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 20 Fév 2009 - 20:46

Il fait probablement le pari qu'il aura le PS en face au second tour et pas Bayrou.
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Steph



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 20 Fév 2009 - 22:36

Hé oui, c'est bien ca le grand problème des francais depuis quelque temps: le président est élu par défaut!

Stéphane
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Huyustus



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 20 Fév 2009 - 22:40

Steph a écrit:
Hé oui, c'est bien ca le grand problème des francais depuis quelque temps: le président est élu par défaut!

Stéphane

Ce n'était pas le cas en 2007. Souviens toi de la campagne et de la très forte participation.
Idem en 81 et 88 où Mitterrand n'avait pas été élu par défaut. Ni Giscard en 74 d'ailleurs.

Il n'y guère que Chirac, élu sans grand enthousiasme en 95, et réélu par défaut en 2002.
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Steph



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Sam 21 Fév 2009 - 2:54

J'ai bien rigolé en regardant cette vidéo, dans laquelle il raconte une chose et son contraire.

https://www.youtube.com/watch?v=RkpOLzlhy64&feature=related

Stéphane
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yoda

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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Mar 3 Mar 2009 - 18:34

Huyustus a écrit:
Ce n'était pas le cas en 2007. Souviens toi de la campagne et de la très forte participation.
ça c'est le truc le plus con que j'ai jamais entendu. S'il y a eu si forte participation, c'est pas grâce à l'enthousiasme soulevé par Sarkozy ou Ségolène, mais au contraire parce qu'ils se sont tellement fait détester que des gens qui ne seraient pas allés votés autrement sont allés mettre un bulletin pour celui qu'ils détestaient le moins.

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Huyustus



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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Mar 3 Mar 2009 - 20:29

yoda a écrit:
Huyustus a écrit:
Ce n'était pas le cas en 2007. Souviens toi de la campagne et de la très forte participation.
ça c'est le truc le plus con que j'ai jamais entendu. S'il y a eu si forte participation, c'est pas grâce à l'enthousiasme soulevé par Sarkozy ou Ségolène, mais au contraire parce qu'ils se sont tellement fait détester que des gens qui ne seraient pas allés votés autrement sont allés mettre un bulletin pour celui qu'ils détestaient le moins.

Je ne crois pas du tout, pour au moins deux raisons :

1) D'une part la participation a été aussi très élevée au premier tour, ce qui n'a pas empêché Sarkozy et Royal de faire d'excellents scores (plus de la moitié des votants à eux deux). Si ce que tu dis était vrai, la participation aurait été faible, et ils auraient fait des scores de merde, comme Chirac et Jospin en 95 et 2002.

2) Je me souviens clairement que les gens se sont passionnés pour cette élection. Pendant des mois on n'a parlé que de ça, et les enquêtes d'intérêt pour le débat étaient élevées.
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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Mer 4 Mar 2009 - 17:35

Huyustus a écrit:
1) D'une part la participation a été aussi très élevée au premier tour, ce qui n'a pas empêché Sarkozy et Royal de faire d'excellents scores (plus de la moitié des votants à eux deux). Si ce que tu dis était vrai, la participation aurait été faible, et ils auraient fait des scores de merde, comme Chirac et Jospin en 95 et 2002.
On n'est pas dans un cas de tirages indépendants ! En 2007, il y avait eu 2002 avant, et le second tour que l'on sait. Beaucoup de personnes ont préféré voter non pour leur préféré, mais pour un candidat majeur afin de ne pas avoir un candidat mineur en face de leur détesté...
Les perspectives Besancenot/Sarkozy et Le Pen/Sarkozy ont fait assez frémir pour empêcher de voter pour un petit candidat. Et même pour l'électorat habituel des gros candidats, quelques pourcentages des voix pour Royal venaient d'encartés UMP qui voulaient barrer la route du second tour à Bayrou...
Disons que nous étions à l'une des premières élections où la plupart des électeurs ont voté non selon leur coeur mais en fonction d'une stratégie basée sur les sondages... Cela dit, le résultat a été le même que pour 2002 où il n'y avait pas cette perspective : le second tour a opposé des candidats qui correspondent à ceux dont la majorité ne voulait pas.

Huyustus a écrit:
2) Je me souviens clairement que les gens se sont passionnés pour cette élection. Pendant des mois on n'a parlé que de ça, et les enquêtes d'intérêt pour le débat étaient élevées.
ça c'est clair, je l'ai bien senti dans mon entourage, tout le monde était passionné. Mais pas passionné pour avoir Sarkozy ou Royal comme président, pour ces deux-là réunis, dans tout mon entourage, seule une personne avait envie de voter pour l'un d'eux. Non, tout le monde était passionné pour ne pas avoir l'un des deux comme président, ça oui, et les conversations tournaient autour de savoir lequel des deux était pire que l'autre...
Faut dire aussi que la campagne était à l'image de ces deux candidats : des slogans à la con, aucune proposition concrète intéressante, des promesses débiles, et un débat tournant autour de la famille de l'un et des tailleurs de l'autre...

D'ailleurs, dans le même genre, la réelection de Bush en 2004 avait elle aussi provoqué moulte débats et une forte participation... et pourtant on ne peut pas nier que le choix des Américains a été un choix par défaut, contrairement à l'an dernier où Obama a soulevé un réel enthousiasme...

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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Jeu 5 Mar 2009 - 23:08

yoda a écrit:
, et les conversations tournaient autour de savoir lequel des deux était pire que l'autre...
Et dire que ne le saura peut-être jamais...
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MessageSujet: Re: Sarko c'est encore fait des amis   Ven 6 Mar 2009 - 15:33

Anthracite a écrit:
yoda a écrit:
, et les conversations tournaient autour de savoir lequel des deux était pire que l'autre...
Et dire que ne le saura peut-être jamais...
Ce serait préférable... lol!

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